4 décembre 2018 - 14:53
Sortie publique du maire Serge Péloquin contre la MRC
« Il a pesé fort sur le crayon » – le préfet Gilles Salvas
Par: Julie Lambert

Le préfet Gilles Salvas espère que Sorel-Tracy pourra s'entendre avec les autres municipalités pour que le prochain budget 2019 de la MRC de Pierre-De Saurel soit adopté. (Photo : Archives/Pascal Cournoyer)

La sortie publique du maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin, le 3 décembre avant l’assemblée publique de la Ville, a surpris le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel, Gilles Salvas. Ce dernier croit que les mots du maire sorelois ont été trop durs envers la MRC et son directeur général qui ont toujours reconnu le rôle important de la ville-centre dans les dossiers régionaux.

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Le 29 novembre, le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel a signé un communiqué de la MRC qui a mis le feu aux poudres avec le maire de Sorel-Tracy. Serge Péloquin a dénoncé la façon d’agir du préfet et du directeur général de la MRC. Selon lui, ses votes contre les augmentations salariales des employés de la MRC et des maires ainsi que sur les nominations sur les comités administratifs étaient justifiés.

Le préfet Gilles Salvas trouve que le maire de Sorel-Tracy est vite sauté à des conclusions fautives puisqu’il blâme la MRC et son directeur général d’avoir voulu tasser la ville-centre du comité administratif du Parc éolien Pierre-De Saurel alors que, dit-il, cela n’a jamais été le cas.

« C’est son point de vue. Je trouve qu’il pèse fort sur le crayon. Il n’avait aucune raison d’attaquer le directeur général, la MRC ou les autres municipalités. Il dit qu’on a tenté de le débarquer du comité, il présume ça. Il n’a jamais été question de tasser Sorel-Tracy. Personne ne visait à débarquer le maire. C’est le mode de scrutin régulier. On doit faire un vote et cela a toujours été la manière de faire. Nous avions des candidatures et c’est la majorité qui l’a emporté », a-t-il réagi le lendemain de la sortie publique du maire.

Gilles Salvas souligne qu’il n’y a aucun règlement sur la formation du conseil d’administration du Parc éolien obligeant un représentant de Sorel-Tracy à en faire partie. Les maires intéressés peuvent signifier leur intérêt et un vote s’ensuit. Le préfet s’est tout de même montré ouvert à rediscuter d’une autre façon de faire.

« On a toujours reconnu l’importance de la ville-centre. Dans le règlement, elle n’est pas nommée d’office sur le c.a qui compte deux maires et cinq représentants. Quand nous l’avons fondé, ce n’était pas dans les discussions. Peut-être faudrait-il statuer sur cette question prochainement », mentionne-t-il.

En désaccord sur les salaires

Il a aussi réagi concernant le refus de Sorel-Tracy d’accepter la hausse salariale des employés de la MRC de Pierre-De Saurel et des maires. Gilles Salvas a réfuté les allégations de Serge Péloquin concernant le salaire des maires pour siéger sur le conseil de la MRC. Selon lui, il ne s’élève pas à 10 000$ comme le prétend Serge Péloquin, mais plutôt à 8 000$.

« Les dépenses [demandées] étaient minimes. Les sommes [NDLR : 250$ par maire par comité] auraient servi pour couvrir seulement quelques frais et l’augmentation du coût de la vie. Lui-même a demandé une rétribution pour son poste de préfet adjoint. On voulait faire des ajustements pour les employés en fonction de recherches que nous avons faites concernant les salaires. On doit demeurer concurrentiel pour nous aider à offrir de bonnes conditions et être attractifs », a martelé le préfet.

Questionné à savoir si la situation pourra se rétablir dans les prochains jours afin que le budget soit adopté avant la fin décembre, le préfet croit que cela se fera pas avant janvier 2019, mais il espère tout de même que la situation conflictuelle à la table des maires ne s’éternisera pas.

« On a une rencontre mercredi [le 5 décembre], ce point sera sur l’ordre du jour. Dix maires étaient en accord avec ces propositions alors que Sorel-Tracy est très campée sur ses positions. On ne sent pas d’ouverture de la part de Sorel-Tracy. Les municipalités ont toujours fait leur part puisqu’elles ont accepté d’appuyer des dossiers de Sorel-Tracy comme le Festival de la gibelotte ou ses installations culturelles. Parfois, des dossiers touchent plus les municipalités rurales et d’autres fois, la ville-centre. Chacun doit faire ça part et travailler ensemble pour la région. Il va falloir trouver un terrain d’entente. D’ici là, on utilisera le budget 2018 pour les trois premiers mois, mais on devra faire quelque chose, sinon nous serons obligés d’aller en médiation », a conclu Gilles Salvas.

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