18 février 2025 - 07:41
Si Mario vivait!
Par: Deux Rives

Disposant d'une longue feuille de route dans le journalisme à Sorel-Tracy, avec plus d'une quarantaine d'années d'expérience dans les médias écrits dont le journal La Voix, Daniel Lequin a accepté de nous partager sa plume de temps à autre pour des chroniques.

Quand j’allais aux États-Unis, je faisais souvent le même gag.

« Les Amaricains, ils l’ont l’affaire », comme disait notre Elvis national.

Ils n’hésitent pas à démontrer leur fierté.

Alors, je racontais que si John F. Kennedy avait visité un endroit et qu’il s’était assis sur une roche, on l’annoncerait à des milles à la ronde sur les autoroutes avec des affiches géantes et colorées pour faire activer notre imagination à en oublier la simplicité de cette démarche.

Vous me direz qu’ils ont le don de l’exagération. Je suis entièrement d’accord.

Au Québec, c’est tout le contraire. On est hésitant. On dirait parfois que l’on refuse de reconnaître les exploits réalisés dans le passé par des gens d’ici.

Voilà où je veux en venir.

Ce n’est pas normal que le Panthéon des sports de Sorel-Tracy soit dirigé par trois bénévoles du troisième âge : René Cournoyer, Denis Courville et Jean Lusignan. Ça n’a aucun sens. Est-ce à dire que les jeunes s’en balancent carrément de l’avenir de cette organisation? Il faut se poser la question et je me la pose sérieusement.

La participation de René, Jean et Denis empêche le Panthéon de mourir de sa propre mort. Heureusement qu’ils s’impliquent, sinon, tout disparaîtrait.

Or, ils ne seront pas éternels et ils devront assurer l’avenir. Oui, il y a eu Gilles Péloquin. En voilà un qui était déterminé et qui, par son implication, a sauvé le Panthéon du désastre. Or, il éprouve des problèmes de santé présentement et doit obligatoirement ralentir son rythme.

Voilà le danger qui guette nos trois mousquetaires!

Notre trio devra obligatoirement se pencher sur cet éventuel problème. Ils n’ont pas le choix. Ils devront greffer des jeunes à leur comité.

Les athlètes locaux sont heureux d’y devenir membre et cela même s’ils vous diront que ce n’est pas une nécessité. Mais ça fait du bien de voir son accomplissement être reconnu aux yeux de tous.

Je me souviens encore de cette soirée durant laquelle le Panthéon m’a décoré de cet honneur. J’étais fier et je pense que c’est tout à fait normal. Je sais très bien qu’on ne vit pas pour qu’un jour, les responsables du Panthéon se penchent sur notre cas, mais on est heureux en titi lorsqu’ils pensent à nous sélectionner.

Je sais que ce n’est pas évident d’attirer des bénévoles plus jeunes. Les excuses de ces derniers sont nombreuses et réelles pour expliquer leur inertie. Mais il va falloir que certains d’entre eux se décident pour éviter que tout s’écroule.

On ne viendra pas me faire croire que l’on ne peut trouver deux ou trois jeunes et les convaincre de s’impliquer.

Maintenant que le Panthéon a ouvert son éventail concernant les disciplines sportives et ne va pas juste reconnaître ceux qui se sont illustrés au hockey, ça lui procure davantage de valeur.

Gilles Péloquin a brisé la glace et il s’agit tout simplement de poursuivre dans la même veine.

Je suis convaincu que si les membres de ce trio font le moindre effort pour ouvrir leur esprit, ils arriveront à dénicher des perles rares. Elles existent et j’ose espérer qu’elles prendront connaissance de ce texte.

C’est l’ex-directeur des loisirs à Sorel-Tracy, Mario DeGuise, qui a fondé le Panthéon et il en était fier. Il faudrait bien éviter qu’il se retourne dans sa tombe!

Pour me rejoindre, commentaires, suggestions : danielmedaille@hotmail.com

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