Dans la dernière année, on comptait 235 bénévoles actifs au CABBR, c’est-à-dire qui ont offert au moins une heure de leur temps en 2024. « Quand un bénévole veut donner de son temps, il se peut qu’on le garde à l’interne pour nos services, mais il arrive souvent qu’on soit une porte d’entrée pour d’autres organismes et qu’on le réfère en fonction des intérêts de la personne », explique Mme Lagotte.
En 2000, le taux de femmes bénévoles se situait à 75 %, alors qu’en 2024, elles étaient à environ 65 %. « À l’époque, il y avait un peu plus de femmes au foyer qui désiraient s’impliquer bénévolement. Aujourd’hui, avec la famille moderne, les deux travaillent, les deux sont impliqués avec les enfants, etc. Ça reflète ce qu’on voit en 2025. Ici, ce que je remarque, c’est qu’on a autant d’hommes que de femmes qui viennent nous voir pour être bénévoles », explique la coordonnatrice de l’action bénévole, en ajoutant que les femmes sont d’excellentes ambassadrices du bénévolat.
« Ça m’est arrivé de voir une femme arriver pour faire du bénévolat, puis elle amenait son mari la semaine suivante. C’est contagieux le bénévolat! » poursuit-elle en riant.
L’importance de bénévoler
Selon Judith Lagotte, le bénévolat n’a pas de sexe ni d’âge, même si elle remarque une tendance un peu plus féminine selon le domaine. « On a souvent des personnes retraitées qui donnent leur nom, mais le bénévolat, c’est bon pour tout le monde, dont pour les jeunes qui pourraient mettre ça sur leur CV et acquérir une expérience très enrichissante pour leur futur », assure-t-elle.
Le bénévolat est aussi bon pour les nouveaux arrivants désirant tisser des liens dans la région et intégrer la communauté, tout comme il est bon pour une personne âgée voulant briser la solitude. « Mais l’important, prévient Mme Lagotte, c’est de choisir un champ d’intérêt. Pour ma part, je travaille dans le bénévolat toute la semaine, mais dans mes temps libres, je m’implique dans l’agriculture urbaine. J’aime toucher à la terre. Il faut que ce soit du bénévolat stimulant, que ce ne soit pas une corvée. Ça peut être de coacher une équipe dans un sport ou siéger sur un conseil d’administration dans son domaine d’expertise, par exemple. »
Parfois, il peut être difficile de trouver des bénévoles pour certaines sphères d’activités. Par exemple, la Boutique Jeanne-Mance a récemment dû fermer ses portes à l’Hôtel-Dieu de Sorel, par manque d’implication. Mais selon Judith Lagotte, le portrait n’est pas aussi sombre qu’on le pense.
« Depuis la pandémie, on reçoit pas mal de demandes. Les contraintes, c’est plus au niveau de l’horaire de la personne. C’est plus difficile pour les gens de s’impliquer puisque leur horaire est plus chargé dans leur routine. Il faut quand même savoir que ce n’est pas obligé d’être disponible chaque semaine. Chaque petit geste compte, même aider à déneiger la cour de son voisin, ça peut être une forme de bénévolat », insiste-t-elle.
Par le fait même, elle invite les citoyens à l’occasion de la deuxième édition du Salon du bénévolat, organisée conjointement par le CABBR et la Corporation de développement communautaire (CDC) Pierre-De Saurel, qui aura lieu le 2 mai, aux Promenades de Sorel. Plusieurs organismes auront des kiosques afin d’informer la population de leurs services, le tout dans le but de recruter des bénévoles.