16 février 2022
Azimut retrouvera sa salle pleine à compter du 28 février
Par: Katy Desrosiers

Dès le 28 février, Azimut diffusion retrouvera sa configuration habituelle complète pour sa salle Georges-Codling. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Avec les plus récentes annonces du gouvernement, il ne reste que quelques spectacles à se tenir à 50 % de capacité chez Azimut diffusion. Dès le 28 février, les 345 places de la salle Georges-Codling pourront être utilisées.

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Azimut diffusion accueille avec bonheur cette annonce. « On est très, très contents qu’il y ait une forme de calendrier qui va nous amener à ouvrir à 100 % avec tous les services qu’on peut donner quand on fait un spectacle », avance le directeur général, Alain Larouche.

Il est également heureux d’entendre que les reconfinements semblent être chose du passé.

« On a vraiment l’impression que ça pourrait être pour de bon. C’est très encourageant pour le milieu de la diffusion d’avoir ce genre de message là. Il ne faut peut-être pas prendre ça au pied de la lettre, mais on sent que l’intention est d’avoir de la marge de manœuvre et de ne pas prendre les décisions de la même façon qu’elles ont été prises », poursuit-il.

Avec la fermeture, puis la capacité limitée de la salle à 50 % entre le 7 février et le 28 février, les spectacles de janvier et quelques-uns de février ont dû être reportés. D’autres pourront quand même se tenir. En mars, le spectacle de Sam Breton, qui a été reporté plusieurs fois, pourra se tenir à pleine capacité. « Ça va être une belle relance, avec une salle probablement complète. D’avoir 345 personnes dans la salle, ça va être un beau moment », avoue M. Larouche.

Même si certaines contraintes comme le port du masque et le passeport vaccinal demeurent en vigueur, l’important pour le directeur général est de continuer à offrir des spectacles.

« Je pense que les spectateurs seront tellement contents de revenir en salle et voir les artistes qu’ils aiment, réentendre la musique qu’ils aiment. Même les artistes, de retrouver leur public. […] Je crois que c’est un compromis facile à faire », explique le directeur.

M. Larouche affirme qu’il est important que les salles demeurent ouvertes pour les travailleurs techniques de l’industrie du spectacle qui n’ont pas été épargnés.

Un spectacle d’envergure en été

Comme les spectacles de Sylvain Cossette, prévus le 25 et le 26 février, étaient presque complets et que la salle pourra être à pleine capacité seulement le 28 février, la décision a été prise de les reporter aux 7 et 8 juillet.

Le fait que ce spectacle d’importance se déroule pendant l’été servira d’expérience pour le diffuseur.

« Il y aura de l’animation au centre-ville avec le Gib Fest et d’autres événements qui vont se produire. On n’a jamais fait de spectacles comme ça l’été chez Azimut. Peut-être quelques-uns à l’occasion, mais sans plus. Ça peut être une expérience pour nous pour voir s’il y a un intérêt, un engouement de présenter des spectacles d’envergure l’été », affirme M. Larouche.

Seulement du divertissement?

Bien que le directeur soit heureux du dénouement à venir pour les salles de spectacle, il constate que la mission du milieu de la culture n’est pas comprise par tous les décideurs

« Ç’a quand même été une claque dans la face quand ils ont dit que le spectacle, ce n’était que du divertissement. Ça confirme malheureusement que certains [décideurs] ont moins d’intérêt que d’autres et voient moins la place de la culture en général comme un vecteur important pour qu’une société évolue positivement », soutient-il.

Il croit toutefois que, comme dans d’autres secteurs de la société tels que la santé et l’éducation, une sonnette d’alarme a été tirée dans le milieu de la culture et qu’avec la pandémie, il a été permis de constater son importance et pourquoi il faut le soutenir.

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