25 janvier 2022
Commencer l’année sous le signe du respect
Par: Deux Rives

Maire de Massueville de 2005 à 2021, Denis Marion commente l'actualité en tant que chroniqueur au journal Les 2 Rives. Photo Simon Ménard

Le cri du cœur lancé par des agriculteurs qui déplorent le manque de respect de certains motoneigistes qui roulent sur leurs terres à l’extérieur des sentiers balisés doit absolument être entendu.

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Ces producteurs agricoles acceptent, en travaillant avec le Club des neiges de Sorel-Tracy, de donner accès à leurs propriétés aux motoneigistes. C’est un contrat social entre agriculteurs et motoneigistes qui leur donne non seulement accès aux sentiers balisés dans la région, mais leur permet aussi de raccorder aux réseaux de ceux des régions voisines.

Quand des motoneigistes, membres ou non des clubs, ne respectent les propriétés, sortent des sentiers balisés et ne suivent pas les règles établies, c’est tout le réseau de sentiers qu’ils mettent en danger. Et, encore une fois, ce seront celles et ceux qui ont du respect pour les propriétaires qui vont écoper.

Une terre agricole en hiver n’est pas qu’une vaste étendue blanche sur laquelle rouler n’importe comment, sans tenir compte de ce qui s’y trouve, sans reconnaître tous les efforts et tout le travail qui y est investi. Les actes d’incivilité de certains motoneigistes sont une preuve d’ignorance et peut-être aussi d’indifférence vis-à-vis la réalité agricole. C’est inexcusable. Aucun producteur agricole n’est obligé de donner accès à ses terres et aucun d’entre eux n’a à subir ce qui finit par ressembler drôlement à du vandalisme.

Plusieurs agriculteurs de la région investissent dans l’aménagement des bandes riveraines ou dans les haies brise-vent. Respectons ces efforts, respectons leur travail et leurs propriétés. La cohabitation ne s’en portera que mieux.

Durant mes années à la mairie de Massueville, la municipalité a toujours eu une excellente entente avec le Club V.T.T. Vagabond du Bas-Richelieu. Nous avons, année après année, permis aux membres de quitter le sentier balisé et d’emprunter la rue Royale pour se rendre au dépanneur Bardier, qui est aussi une station-service. Les membres du club ont toujours été respectueux des règles établies. En 16 ans, je n’ai jamais été témoin d’une seule plainte contre les membres du club à la suite de leur passage dans le village. On sait que ceux qui ne respectent pas les règles ne sont pas membres de clubs.

Il est triste de voir ces délinquants qui, par leur manque de civisme et de respect, remettent en question l’équilibre qui leur permet pourtant de pratiquer leur activité.

Reprise des travaux du Conseil de la MRC

Les vifs échanges sur la politique culturelle et sur le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) entre les membres du nouveau Conseil de la MRC à leur séance de mercredi soir dernier démontrent trois choses. Il reste des efforts à faire pour oublier et passer par-dessus les différends qui ont éclaté au grand jour lors du dernier mandat. La confiance mutuelle entre les membres du Conseil n’y est pas encore et se créera lorsqu’ils se seront entendus sur des procédures et des règles qui permettent de saines discussions. Mais, en analysant ce qui s’est passé mercredi, on voit que les membres du Conseil de la MRC souhaitent créer un climat propice au échanges favorisant les consensus et veulent faire les efforts nécessaires pour y arriver.

Celles et ceux qui les observent et suivent leurs travaux devront pour leur part réussir à faire la différence entre débats et chicanes. Sachons comprendre que les débats, passionnés parfois, sont aussi des signes de la vitalité démocratique; à condition bien sûr qu’ils soient placés sous le signe du respect que les membres du Conseil de la MRC se doivent entre eux et doivent aux citoyens qui les ont élus. C’est un des défis que devra relever Sylvain Dupuis, le préfet, qui accompagne ses collègues dans leurs travaux.

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