18 janvier 2023
Coupable d’avoir blessé deux hommes en les tirant avec sa carabine
Par: Jean-Philippe Morin

Yves Martin Larocque a plaidé coupable à quatre chefs d’accusation, dont deux de voies de fait graves. Photo tirée de Facebook

La voiture visée par Yves Martin Larocque s’est retrouvée dans le fossé à l’intersection de la 8e avenue et de la rue des Pivoines, en août 2021 à Contrecœur, puisque le conducteur avait été blessé grièvement. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Même s’il n’est plus accusé de tentative de meurtre, Yves Martin Larocque n’est pas sorti du pétrin pour autant. Il a plaidé coupable à des chefs d’accusation de voies de fait graves le 9 janvier dernier, au palais de justice de Sorel-Tracy, pour avoir tiré sur une voiture avec sa carabine, blessant légèrement un enfant à la jambe et grièvement deux hommes en août 2021, dans un quartier paisible de Contrecœur.

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L’homme de 39 ans a plaidé coupable à quatre chefs, soit deux de voies de fait graves envers deux hommes, un d’avoir déchargé une arme à feu dans l’intention de blesser et un autre d’utilisation négligente d’une arme à feu. L’accusé a bénéficié d’arrêts conditionnels sur les autres chefs d’accusation, dont une tentative de meurtre. Le Contrecœurois est incarcéré depuis les faits, soit depuis près d’un an et demi.

Selon le résumé des faits lu par la procureure de la Couronne, Me Marieke Sabeh, Yves Martin Larocque, qui n’avait pas d’antécédents judiciaires au moment du crime, a tiré à trois reprises vers le véhicule qui comprenait quatre occupants, sans dire un mot. Une balle perdue a atteint un jeune garçon à l’extérieur du véhicule, mais ce dernier s’en est sorti sans séquelles puisque la balle a traversé la jambe sans s’y loger.

Quant aux deux hommes visés dans le véhicule, ils avaient plusieurs antécédents judiciaires. Un d’eux a subi une fracture au tibia et s’en est remis. L’autre, le conducteur, a été atteint à la tête et demeurera handicapé toute sa vie, autant physiquement que mentalement. Non seulement sa mémoire à court terme a été affectée, mais il ne peut plus se déplacer normalement. Les deux autres personnes dans la voiture n’auraient pas été blessées grièvement.

La carabine de l’accusé était enregistrée et l’accusé avait un permis de chasse pour l’utiliser. En interrogatoire, Yves Martin Larocque a collaboré avec les policiers et il leur a révélé, en pleurant, qu’il recevait des menaces des deux hommes depuis des mois.

Le dossier reviendra devant la Cour le 27 février prochain pour les représentations sur sentence. Un rapport présentenciel a été demandé.

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