15 mars 2022 - 08:55
Après deux ans de pandémie de COVID-19
Des résidences privées pour aînés mieux préparées
Par: Alexandre Brouillard

Le directeur général du Château Langelier, Michel Langelier, et l’adjointe à la direction, Marie-Michèle Langelier, sont fiers d’avoir bien géré la cinquième vague de COVID-19. Photo | Les 2 Rives ©

Après deux années à jongler entre les masques, la distanciation sociale et les périodes d’isolement, des résidences privées pour aînés (RPA) de la région étaient prêtes à face à la cinquième vague de COVID-19 au début de la nouvelle année.

C’est du moins ce qu’affirme le directeur général du Château Langelier, Michel Langelier. « On avait déjà beaucoup d’expérience, assure-t-il d’emblée. On était déjà dans les processus de nettoyage, du désinfectant, des masques, etc. On était donc doublement préparés. »

Même son de cloche du côté des Jardins de Ramezay, alors que le président Ive-Étienne Lapierre confie que la cinquième vague a été relativement bien gérée dans ses résidences grâce à la structure mise en place lors des vagues précédentes.

« Pour les résidents, les mesures d’isolement développées lors des deux dernières années ont porté leurs fruits. Nous avons quand même bien limité la propagation du virus vu notre clientèle cognitive », explique M. Lapierre.

Alors que cette cinquième vague de COVID-19 a été marquée par l’Omicron, un variant moins pathogène, mais possédant un fort potentiel de contagion, les RPA devaient faire preuve de plus de vigilance.

Ainsi, au Château Langelier, 17 employés et 17 résidents ont contracté le virus sur un total d’environ 50 employés et 200 résidents. Pour l’ensemble des phases des Jardins de Ramezay, ce sont 21 résidents sur 158 et 17 employés qui ont contracté le virus.

« L’Omicron est bien différent. Il se propage plus, mais il est moins virulent. On ne prenait pas de risque. On a même fermé notre salle à manger avant que le gouvernement l’oblige. On a été sévère, mais on devait le faire pour nos résidents et employés », indique Michel Langelier.

De son côté, Ive-Étienne Lapierre soutient que l’enjeu majeur de cette vague était au niveau du personnel. « Nous devions les retirer pendant dix jours s’ils recevaient un résultat positif, explique-t-il. Mais je n’ai pas remarqué de signe d’épuisement chez nos employés. Le tout s’explique probablement par le fait que nous n’avons pas été en sous-effectif. Ils ont vraiment relevé le défi avec brio et j’en suis fier. »

Stress et isolement

Les mesures sanitaires imposées par le gouvernement québécois aux RPA et CHSLD afin d’éviter la propagation du virus ont bien souvent isolé les personnes âgées. Le gouvernement avait donc pris la décision de jeter du lest, en février, pour permettre aux aînés de reprendre un semblant de vie normale.

« Vu le pourcentage des résidents vaccinés pour cette vague, la Santé publique et le CISSS ont pu mettre en priorité la qualité de vie de nos aînés, ce qui a effectivement diminué grandement le stress chez nos résidents, admet M. Lapierre. Je ne vous cacherai pas que les quelques assouplissements des dernières semaines ont amené une belle vague de sourires. »

Pour M. Langelier, le plus important était de bien informer les résidents et leur famille. « Malgré toutes nos mesures pour protéger nos résidents et les informer, on a neuf logements vacants. En dix ans, je n’avais jamais eu de logements vides. Mais ça va quand même de mieux en mieux », conclut Michel Langelier.

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