21 décembre 2021
Des retrouvailles marquantes entre Louis-Philippe Paulet et sa fille biologique
Par: Jean-Philippe Morin

On ne peut nier les airs de famille entre le Sorelois Louis-Philippe Paulet et sa fille biologique Kayza Grenfell, qui se sont vus pour la première fois à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau le 9 décembre dernier. Photo tirée de Facebook

Kayza Grenfell, résidente de Canberra en Australie, ignorait jusqu’en mars dernier qui était son père. Neuf mois plus tard, elle s’apprête à célébrer Noël avec lui et sa famille, à Sorel-Tracy.

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Le journal Les 2 Rives a raconté, en avril dernier, cette histoire invraisemblable de Louis-Philippe Paulet, un enseignant au Cégep de Sorel-Tracy de 47 ans, qui a réussi à retracer sa fille biologique en Australie grâce à un test d’ADN. En consultant les résultats, il avait remarqué qu’une fille en Australie, partageant 49,9 % de son ADN, cherchait son père qui avait fait du backpacking dans cette région pour un projet étudiant en 1996, ce qui concordait.

Les deux sont restés en contact depuis ce temps via Messenger et divers appels vidéo, mais c’est le 9 décembre dernier que les retrouvailles « en vrai » se sont faites, quand M. Paulet est allé chercher sa fille de 24 ans à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau.

« On avait prévu le coup pour qu’elle arrive un peu avant les Fêtes, question de s’acclimater avec le Québec avant Noël. Le lendemain de son arrivée, elle est venue avec nous au tournoi de hockey de mon gars à Magog. C’est une intégration rapide, disons! », lance-t-il en riant.

Kayza Grenfell a pris un billet ouvert de trois mois, ne sachant pas quand elle retournera à Canberra. Une chose est sûre : elle passera Noël avec Louis-Philippe et sa conjointe Sophie, ainsi que ses demi-frères Samuel (13 ans) et Léonard (2 ans) et sa demi-sœur Mila (14 ans). Elle a d’ailleurs quitté son emploi pour venir au Québec.

« Elle voulait déjà changer d’emploi, alors c’était une bonne occasion de le faire. Elle est ouverte sur ce que l’avenir va lui présenter. Elle a fait des démarches pour ajouter mon nom à son certificat de naissance en Australie, alors il n’est pas exclu qu’elle tente d’avoir un visa de travail pour venir ici dans le futur. Elle a même visité, par curiosité, le campus de l’Université McGill, même si elle a déjà deux baccalauréats. En même temps, une chose à la fois, on veut célébrer Noël tous ensemble d’abord, et on verra ensuite ce que l’avenir nous réserve », indique l’enseignant.

Du temps à rattraper

La jeune femme de 24 ans s’adapte tranquillement à la réalité québécoise, environ deux semaines après son arrivée. Elle n’a pas aimé la poutine, mais elle a pris le temps d’acheter un manteau d’hiver beaucoup plus chaud que celui qu’elle avait déjà, raconte M. Paulet.

« Elle trouvait qu’on avait une vie sociale remplie! (rires) On a rencontré mes parents, c’était un beau moment. Ma mère a commencé à tenter d’apprendre l’anglais avec un site spécialisé. J’ai été agréablement surpris de la qualité de l’anglais de mes enfants. Ils interagissent bien avec elle, c’est beau de les voir ensemble », mentionne-t-il.

Louis-Philippe Paulet sait qu’il a du temps à rattraper avec sa fille et il le fait du mieux qu’il peut, même s’il doit travailler encore quelques jours avant les vacances de Noël.

« Ses journées sont souvent bien remplies. Dans l’avion entre Canberra et Montréal, elle a rencontré une Montréalaise qui travaille en Australie. Elle a donc pris une journée qu’on travaillait, Sophie et moi, pour aller visiter Montréal avec elle. Elle est aussi venue me voir jouer au hockey dans ma ligue de garage. On essaie de remplir ses journées, mais en même temps, elle peut être seule dans sa chambre et avoir son espace », confie-t-il.

« J’ai tellement reçu de l’amour des gens [depuis le reportage en avril dernier], ç’a contribué à ce qu’elle se sente accueillie ici », conclut-il.

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