2 Décembre 2020
Des scories trouvées sur le terrain de l’École secondaire Bernard-Gariépy
Par: Alexandre Brouillard

Les amas de terre devant l’ESBG seront retirés lorsque la caractérisation des scories sera terminée et que des recommandations des professionnels seront émises. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Lors de la réalisation des travaux d’asphaltage du stationnement de l’École secondaire Bernard-Gariépy (ESBG) l’été dernier, les entrepreneurs ont découvert la présence de scories, des résidus métallurgiques qui à l’époque étaient transformés et revalorisés dans la région soreloise. Ce qui explique pourquoi les amas de terre ne sont toujours pas retirés devant l’école.

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Les scories ont été générées par une activité industrielle qui se serait déroulée entre les années 1950 et 1990. « Elles ont été utilisées durant cette période comme agrégats pour différents travaux de construction de routes et de stationnements, pour leurs caractéristiques géotechniques », précise Daniel Messier, conseiller en communication au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Il était alors fréquent de trouver des scories à des endroits inusités à l’époque, car elles étaient à l’occasion utilisées en remplacement de pierre de carrière.

Laurence Cournoyer, la directrice des Services du secrétariat général et des communications au Centre de services scolaire de Sorel-Tracy (CSS), explique que le CSS est en attente des recommandations officielles des professionnels du ministère de l’Environnement avant de pouvoir disposer adéquatement de ces matériaux.

« Des professionnels effectuent actuellement une caractérisation de cette matière afin de déterminer la méthode la plus respectueuse pour l’environnement et pour les fonds publics afin de disposer de ces matériaux, qui ne représentent aucun risque », mentionne Laurence Cournoyer.

« Le ministère a d’ailleurs consulté la Direction de la Santé publique (DSP) pour obtenir son avis sur la gestion et la manipulation des résidus relativement aux risques associés aux travailleurs et à la population. Les informations obtenues ont été transmises au CSS », précise Daniel Messier.

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