9 novembre 2021
Des syndiqués de la traverse et des CPE ont uni leurs forces pour manifester
Par: Alexandre Brouillard

Les employés syndiqués CSN de la Traverse de Sorel-Tracy et des CPE de la région se sont réunis à l’entrée de la traverse, le mercredi 3 novembre dernier, pour manifester leur mécontentement à l’égard des négociations de leur convention collective. Photo Les 2 Rives ©

Louis-Pascal Laflamme, agent de mobilisation pour la CSN, était présent le mercredi 3 novembre dernier pour manifester avec les employés des traversiers et des CPE. Photo Les 2 Rives ©

Les employés syndiqués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de la traverse de Sorel-Tracy et des Centres de la petite enfance (CPE) de la région ont uni leurs forces, la semaine dernière, pour manifester leur mécontentement face à la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis mars 2020.

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Tout d’abord, le mercredi 3 novembre dernier, les employés CSN de la traverse de Sorel-Tracy et les éducatrices en CPE de la région ont manifesté devant l’entrée du traversier dans l’espoir de faire avancer leurs négociations. Le lendemain, ils ont exprimé leur mécontentement devant le bureau du député provincial, Jean-Bernard Émond, au centre-ville de Sorel-Tracy.

« À la CSN, nous avons toujours été solidaires et on appuie les luttes des uns et des autres. C’est tout à fait naturel d’aller sur les lignes de piquetage pour soutenir chacune de nos luttes. Quand on attaque un syndicat à la CSN, on attaque l’ensemble des syndicats de la CSN », affirme Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie CSN.

Du côté des éducatrices affiliées à la CSN, il s’agissait de la quatrième, cinquième et sixième journées d’un mandat de dix jours de grève adopté plus tôt cet automne dans le cadre des négociations.

De l’autre côté, le Regroupement des traversiers de la CSN et la Société des traversiers du Québec (STQ) n’ont pas trouvé de terrain d’entente lors de leurs dernières rencontres de négociation. Les employés CSN des traverses avaient donc voté des journées de grève qui ont entre autres paralysé la traverse de Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola, du lundi 1er novembre à 7 h jusqu’au vendredi 5 novembre à 19 h.

Leurs demandes

En plus de la question salariale, les éducatrices des CPE demandent l’amélioration de leurs conditions de travail afin de résoudre les graves problèmes d’attraction et de rétention du personnel qui menacent la pérennité du réseau des CPE. Elles veulent aussi voir le nombre d’heures de planification être augmenté pour pallier la surcharge de travail et elles demandent de revoir le nombre de journées de vacances et de jours fériés.

« Il nous reste maintenant quatre journées de grève de notre mandat de dix jours adopté cet automne. Au besoin, nous irons en chercher d’autres. Le message est clair, on ira jusqu’au bout de nos négociations. C’est malheureux pour les parents, mais je crois qu’ils comprennent », détaille Mme Herbeuval.

Quant à eux, les travailleurs des traversiers demandent des hausses salariales adéquates, une révision du traitement du temps supplémentaire et de meilleures conditions de travail. « Depuis environ les 20 dernières années, nos membres n’ont pas eu de hausse salariale. Certains d’entre eux sont en grogne parce qu’ils aimeraient avoir une meilleure qualité de vie », précise Louis-Pascal Laflamme, agent de mobilisation pour la CSN, qui représente 65 employés occupant des postes de matelots, de préposés au quai et d’agents de bureau à la traverse de Sorel-Tracy.

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