4 octobre 2022
Deuxième demie
Par: Deux Rives

Maire de Massueville de 2005 à 2021, Denis Marion commente l'actualité en tant que chroniqueur au journal Les 2 Rives. Photo Simon Ménard

À peine la campagne électorale québécoise terminée que déjà s’accélérera la course à la mairie de Sorel-Tracy. Deuxième échéance électorale, 20 novembre. Il n’y aura pas de répit. La mairie de Sorel-Tracy est un poste stratégique à l’intérieur de notre MRC et donc très important pour la région tout entière.

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Cette campagne à la mairie est déjà commencée depuis plusieurs semaines. Sans attendre la fin de celle qui nous a donné lundi soir un député, trois personnes ont fait connaître leurs intentions. Elles se sont déjà placées sur la ligne de départ pour convaincre les citoyennes et citoyens de Sorel-Tracy de leur accorder leur confiance et leur permettre d’occuper le fauteuil de maire de notre ville-centre.

Particulièrement depuis le regroupement des villes de Sorel et de Tracy en 1999, le maire joue un rôle politique majeur. Au Québec, il n’y a qu’une trentaine de villes qui soient plus populeuses que Sorel-Tracy, il y en a moins de 10 qui le soient en Montérégie.

Dans la MRC de Pierre-De Saurel, Sorel-Tracy compte pour près de 70 % de la population. C’est à Sorel-Tracy que revient d’être la locomotive du développement économique, commercial et industriel. Avec la présence du Cégep de Sorel-Tracy, des écoles secondaires et du Centre de formation professionnelle, la ville est le carrefour de l’éducation. Comme elle est aussi celui de la culture et des grands événements.

Inévitablement, on s’attend du maire de la ville qu’il (ou elle!) exerce un leadership positif ici comme à l’extérieur de la région, qu’il agrandisse la zone d’influence de notre ville-centre en développant les partenariats essentiels avec les municipalités voisines. La force d’une ville-centre, c’est d’être capable d’assumer son rôle régional dans le respect de ses partenaires pour les mobiliser et les amener à partager les responsabilités du développement. Ce n’est pas toujours facile, car on l’a bien vu par le passé, la tentation est forte de vouloir faire cavalier seul.

Patrick Péloquin, Corina Bastiani et Jocelyn Daneau ont annoncé leurs couleurs. D’autres personnes poseront-elles leur candidature? Quelle campagne électorale vivrons-nous? Quelles seront les propositions de chacun de ces candidats?

Ces trois candidats ne proviennent pas des milieux proches de l’ancien maire Serge Péloquin qui a perdu son poste pour avoir posé des gestes qui, rappelons-le « constituent une atteinte sérieuse à l’honneur et à la dignité de la fonction d’élu municipal qui justifient qu’il soit déclaré inhabile à exercer la fonction d’élu municipal pour une période d’un (1) an », selon le document remis à la Cour supérieure du Québec par la Commission municipale qui l’a finalement démis de ses fonctions le 8 juin.

Serge Péloquin a toujours pu compter sur un soutien important de la population à chacune des élections qui l’ont élu maire depuis 2013. Quel sera l’impact de son absence? Que feront ses électrices et électeurs? Pour qui choisiront-ils de voter? Auront-ils tourné la page? D’autres candidates ou candidats se joindront-ils à la course?

Les prochaines semaines permettront aux trois personnes ayant annoncé leur candidature de se faire valoir et de présenter leur vision de l’avenir aux électrices et électeurs. Mais pour être élus, ils devront convaincre une bonne partie des 73 % d’entre eux qui avaient appuyé Serge Péloquin il y a tout juste un an. Beau défi.

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