19 janvier 2022
Geneviève Goulet s’inscrit une fois de plus dans l’histoire de la lutte
Par: Alexandre Brouillard

La lutteuse soreloise Geneviève Goulet est l’une des plus grandes lutteuses de l’histoire du Québec. Photo Riverhorse Photography

Geneviève Goulet, alias LuFisto (à droite), lors de sa victoire contre Leyla Hirsch en finale du tournoi wXw Femmes fatales 2019 en Allemagne. Photo Janice Mersiovsky

La lutteuse soreloise Geneviève Goulet, alias LuFisto, sera intronisée au Indie wrestling Hall of fame le 22 janvier prochain. Il s’agira de la sixième intronisation à un temple de la renommée pour celle qui est considérée comme étant la plus grande lutteuse de l’histoire du Québec.

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Plus tôt en janvier, la Soreloise a été la première femme de la classe inaugurale du Indie wrestling Hall of fame à être annoncée pour la cérémonie qui se déroulera le 22 janvier prochain au Cutting Room de New York. Ainsi, à l’aube de ses 42 ans, le talent et la carrière de Geneviève Goulet seront une fois de plus soulignés par ses pairs.

« Ça me rend très heureuse, surtout d’être admise dans la première classe, admet d’emblée celle qui a commencé sa carrière de lutteuse en 1997. C’est une belle tape dans le dos après tous mes efforts. »

Depuis le début de sa carrière, LuFisto a été admise dans six temples de la renommée : l’Association de lutte féminine (ALF) en 2007, le Combat zone wrestling Hall of fame (CZW) ainsi que le North shore pro wrestling Hall of fame (NSPW) en 2019, le Temple de la renommée de la lutte québécoise en 2020, le Temple de la renommée de la lutte indépendante du Québec en 2021 et le Indie wrestling Hall of fame le 22 janvier prochain.

« Ça démontre que je fais bien mon travail », lance-t-elle candidement, tout en exprimant sa fierté d’être intronisée avec de grands lutteurs québécois.

Ses premiers pas en lutte

Dès son adolescence, Geneviève Goulet regardait la lutte à la télévision avec sa grand-mère. Sa passion pour cette discipline s’est développée tranquillement. C’est finalement à l’âge de 17 ans qu’elle a commencé la lutte.

« J’avais commencé les cours de lutte au centre Sacré-Cœur avec M. Lafleur. À l’époque, on s’entraînait sur un ring de boxe, c’était dur comme de la roche. J’étais la seule fille de cette école », se remémore la Soreloise.

Alors qu’au balbutiement de sa carrière professionnelle, en 1997, ses combats étaient surtout au Québec et en Ontario, dans les années suivantes, LuFisto a combattu dans plusieurs pays, dont en Allemagne, au Japon et aux États-Unis.

« Je luttais surtout contre des hommes parce qu’il n’y avait pas beaucoup de lutteuses. J’ai même dû me battre contre la Commission athlétique de l’Ontario, en 2003, pour qu’elle me laisse me battre contre des hommes », explique-t-elle.

En 2006, LuFisto a remporté son combat contre la Commission, qui est revenue sur sa décision en déréglementant la lutte professionnelle. Depuis, les femmes au Canada peuvent lutter contre des adversaires de leur choix, hommes ou femmes.

Plusieurs victoires

De ses propres aveux, LuFisto ne recule devant aucun défi. Si bien que dès le début de sa carrière professionnelle, elle a reçu le surnom de First lady of hardcore. « Je faisais de la lutte extrême. En 1999, j’étais l’une des premières femmes à le faire contre des hommes », soutient-elle.

En plus d’avoir remporté 30 tournois et ceintures de championne de lutte féminine et masculine, LuFisto est la première et la seule femme à combattre dans la Cage of death de la CZW et elle est la seule femme à avoir remporté le championnat Iron Man de la CZW en battant Kevin Owens.

Après avoir songé à la retraite en 2019, LuFisto regarde maintenant vers l’avant et espère participer à plusieurs événements en 2022. « La pandémie ralentit tout. Malgré cela, je serai la première femme à participer au tournoi 16 carats en mars prochain en Allemagne. C’est un grand honneur », conclut Geneviève Goulet.

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