22 octobre 2021
Pénurie de main-d’œuvre
Il faut miser sur l’éducation, l’immigration et les travailleurs expérimentés, selon Jean-Bernard Émond
Par: Katy Desrosiers

Le député Jean-Bernard Émond croit important de miser sur l’immigration, l’éducation et les travailleurs expérimentés dans ce contexte de pénurie de main-d’œuvre. Photo gracieuseté

Le député provincial Jean-Bernard Émond est d’avis que pour aider à régler la problématique de la pénurie de main-d’œuvre, il faut entre autres se concentrer sur l’éducation, l’immigration et le retour au travail des travailleurs expérimentés, soit les travailleurs retraités.

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Selon M. Émond, plusieurs facteurs expliquent cette pénurie, dont le vieillissement de la population qui engendre plusieurs postes vacants dus aux départs à la retraite. Il croit que la pandémie a peut-être accéléré les départs. Toutefois, il fait remarquer le retour de la bonne performance de l’économie du Québec.

« C’est une bonne nouvelle. Par contre, les entreprises roulent à fond et elles manquent de monde. Le phénomène est présent dans notre région. À chacune de mes rencontres avec le milieu des affaires, des entrepreneurs m’en parlent », explique le député.

Des améliorations en immigration

Jean-Bernard Émond avance qu’il est important pour la CAQ que la clientèle immigrante soit arrimée avec les besoins du marché du travail.

« Trop souvent dans les dernières années, on a eu des exemples catastrophiques d’immigrants qui sont bardés de diplômes qui se ramassent chauffeurs de taxi parce qu’ils n’étaient pas en mesure de trouver une job en lien avec leurs compétences », lance M. Émond.

C’est pourquoi le gouvernement a mis en place la plateforme Arrima, qui représente une modernisation majeure dans le système d’immigration québécois, selon lui. « Ce que notre gouvernement est en train de faire, poursuit-il, c’est de s’assurer que quand ils arrivent sur le sol québécois, il y a un emploi de qualité qui les attend et que les mécanismes sont en place pour leur permettre de s’intégrer à la société québécoise. »

Le député mentionne que des pressions sont faites auprès du gouvernement fédéral pour contrôler davantage l’immigration dans la province.

Une réalisation dont M. Émond est fier est le rapatriement d’un point de service du ministère de l’Immigration et de la Francisation à Sorel-Tracy. Ainsi, un fonctionnaire du ministère qui connaît les réalités de la région est basé dans les bureaux de Services Québec et collabore avec des organismes comme L’Orienthèque.

Le retour des travailleurs expérimentés

Une autre solution serait de faire plus de place aux travailleurs expérimentés, plus âgés. Le député croit qu’il faut accompagner ces travailleurs retraités qui possèdent des années d’expérience, qui sont en pleine forme et qui souhaitent revenir sur le marché du travail. Alors qu’avant les employeurs recherchaient des employés à temps plein, avec le contexte actuel, ils sont plus prêts à être conciliants au niveau des horaires.

Également, Jean-Bernard Émond applaudit l’octroi par le gouvernement de 30 M$ pour un programme de formation de courte durée. « Ça peut être pour des gens nouvellement embauchés pour obtenir une promotion, pour requalifier des travailleurs retraités ou pour permettre à des gens qui ont perdu leur emploi d’être embauchés par un nouvel employeur », détaille M. Émond.

Il ajoute qu’au niveau du réseau public, le ministre de la Santé, Christian Dubé, déploie des mesures semblables pour tenter de ramener par exemple des infirmières retraitées dans le milieu.

Outre les travailleurs retraités, le député invite également les employeurs à s’ouvrir aux employés différents, qui peuvent avoir une déficience intellectuelle et/ou physique, et aux gens qui veulent faire une forme de réinsertion dans la communauté.

D’ailleurs, il souligne L’Orienthèque et le Carrefour jeunesse-emploi de Pierre-De Saurel qui ont bénéficié de subventions importantes du gouvernement dans la dernière année et qui sont très proactifs dans le recrutement de main-d’œuvre.

Valoriser la formation professionnelle

En éducation, le député et adjoint parlementaire à l’éducation soutient qu’il faut valoriser la formation professionnelle et les programmes techniques au collégial afin que les jeunes soient outillés avec un diplôme qualifiant. Il note l’importance de les soutenir.

« C’est le message que j’envoie à la communauté entrepreneuriale, de favoriser la conciliation travail et études. Je sais que la communauté d’affaires chez nous le fait très bien », avance-t-il.

Dans les prochains mois, Jean-Bernard Émond tentera de faire connaître davantage la plateforme Arrima. Il mentionne que le gouvernement veut aussi faciliter la tâche aux entreprises qui souhaitent faire venir des travailleurs étrangers.

Également, il désire faire valoir les crédits d’impôt pour personnes retraitées qui permettent de recevoir la rente de retraite tout en retournant sur le marché du travail et que ça vaille la peine. « On a une démographie vieillissante dans la région est c’est important de faire connaître ce principe-là », souligne-t-il.

M. Émond compte aussi poursuivre son travail pour apporter des projets de toute sorte dans la région afin de la rendre encore plus attrayante et inciter les familles à s’y installer.

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