1 avril 2025 - 08:35
Candidat libéral dans Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak
« Je veux aider les entreprises à trouver des solutions » – Pierre Tousignant
Par: Jean-Philippe Morin

Pierre Tousignant est candidat pour le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak. Photo gracieuseté

Pierre Tousignant, un « gars de Saint-Ours », comme il le mentionne lui-même, considère que la région est depuis trop longtemps dans l’opposition au fédéral. C’est pourquoi l’homme de 50 ans a décidé de se lancer comme candidat aux élections fédérales du 28 avril avec le Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak.

Fils de l’ancien député Henri Tousignant, qui a porté les couleurs du PLC de 1979 à 1984 en Abitibi, Pierre Tousignant vient d’une famille politique. « Je suis né là-dedans! » lance Pierre Tousignant en riant.

Né justement en Abitibi, il a déménagé avec ses parents à Saint-Ours en 1985, il y a bientôt 40 ans. « Je réside présentement à Sainte-Victoire-de-Sorel, tout près de la limite de Saint-Ours, mais j’ai encore une érablière à Saint-Ours. Je connais bien la région et ses enjeux, mais je connais bien aussi les enjeux de Bécancour et de Nicolet, pour y avoir souvent été », insiste-t-il.

Pierre Tousignant est consultant et instructeur en sauvetage minier sous-terrain à l’international. Il est d’ailleurs présentement au Maroc et sera de retour au Québec au cours des prochains jours, lui qui œuvre dans le domaine de l’intervention d’urgence et la sécurité au travail depuis 30 ans. Il a notamment travaillé dans des postes-cadres opérationnels et des projets de construction minière majeurs. Il estime avoir formé plus de 12 000 travailleurs dans sa vie.

Une pointe

M. Tousignant assure ne pas vouloir effectuer une campagne négative, mais il n’a pas manqué de souligner que le comté « doit avoir une voix » à la Chambre des communes.

« Je veux aider les entreprises à trouver des solutions, avance-t-il. S’il faut trouver des subventions, on va en trouver. Ça fait [plus de 30 ans] qu’on est dans l’opposition, depuis la fondation du Bloc québécois. Il n’y a eu aucun gain pour la région ni d’investissement majeur grâce au député. Je n’ai rien contre [Louis Plamondon], au contraire. Je le respecte énormément, mais je pense que Sorel-Tracy est passée au côté de plusieurs opportunités. »

Il cite par exemple des investissements à Bécancour ou ceux chez Rio Tinto Fer et Titane qui, selon lui, ont été orchestrés grâce aux initiatives du libéral François-Philippe Champagne et non en raison du député en place.

« Mark Carney est l’homme de la situation »

Au cours des dernières semaines, le chef libéral Mark Carney n’a pas nécessairement fait les manchettes pour les bonnes raisons au Québec, notamment lorsqu’il s’est trompé dans le nom d’une de ses candidates ayant survécu au drame de Polytechnique ou quand il a refusé de prendre part au débat Face-à-Face organisé par TVA. Malgré tout, M. Tousignant assure que son chef est « l’homme de la situation ».

« Il va nous gérer le pays comme un administrateur, c’est de ça qu’on a besoin. Les gens reprochent à Justin Trudeau d’avoir mis le pays dans un déficit, mais il ne faut pas oublier que, contrairement à plusieurs autres pays, on a réussi à traverser la COVID-19 sans presque s’en rendre compte financièrement grâce à la remise de chèques. Là, on arrive avec un administrateur qui a su passer à travers des crises, je suis persuadé que c’est la bonne personne pour devenir premier ministre », souligne M. Tousignant.

Le candidat libéral a la même philosophie que son chef sur l’économie et l’environnement. « Mark Carney a une bonne balance. Il va être capable de dire que les business, il faut qu’elles fonctionnent, mais il faut respecter l’environnement et l’humain aussi. Il ne faut pas mettre la hache dans plein de programmes comme Pierre Poilievre veut faire. »

Lors de sa campagne, outre l’économie et l’environnement, Pierre Tousignant veut aussi parler d’agriculture, de connexion Internet pour les régions éloignées ainsi que de culture, lui qui a été trompettiste dans le groupe MRC Blues Band pendant 20 ans.

« Il faut miser sur nous, surtout dans le contexte économique actuel avec les États-Unis. Par exemple, la région de Pierreville et de Saint-François-du-Lac a déjà été la capitale de la construction de camions d’incendie. Rien ne nous empêche de repartir ça. En même temps, on décentralise nos PME et on les envoie dans des petites municipalités », conclut-il.

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