15 décembre 2021
Le conseil arrête les procédures d’acquisition du terrain près du parc Dorimène-Desjardins
La famille Cournoyer fait la paix avec la Ville
Par: Katy Desrosiers

Un grand terrain adjacent au parc Dorimène-Desjardins sera officiellement la propriété de deux promoteurs en mai 2022 pour un développement résidentiel d’une centaine de portes. Photo tirée de Google Maps

Bien qu’il déplore que la Ville de Sorel-Tracy ne l’ait pas contacté avant d’entreprendre des démarches d’acquisition ou d’expropriation pour le terrain de sa famille situé près du parc Dorimène-Desjardins, Denis Cournoyer remercie le maire et les conseillers d’avoir laissé tomber les procédures.

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En octobre, les élus de Sorel-Tracy avaient adopté une résolution afin d’acquérir de gré à gré ou par voie d’expropriation un terrain adjacent au parc Dorimène-Desjardins pour le valoriser à des fins municipales. Lors du conseil de ville du 22 novembre, deux des propriétaires du terrain, les frères Denis et Claude Cournoyer, se sont présentés pour demander l’arrêt des procédures puisqu’un projet concret pour le terrain était déjà passé devant le notaire.

Avec les élections, le conseil a été dissous, mais réélu intégralement quelques semaines plus tard. Après des discussions plus approfondies entre le maire et les conseillers en huis clos, la résolution d’acquisition de gré à gré ou par voie d’expropriation a été abrogée à l’unanimité lors du conseil du 6 décembre.

Un projet déjà entrepris

La famille Cournoyer, propriétaire de ce terrain depuis le 18e siècle, ne cherchait pas vraiment à vendre jusqu’à ce qu’elle reçoive il y a 15 mois une offre d’un duo de promoteurs, dont un est de la région. Elle convenait aux trois propriétaires, Denis, Claude et Diane Cournoyer, tous frères et sœurs.

« Ils voulaient aller dans le même sens que nous on voulait, explique Denis Cournoyer. Le prix nous a convenu aussi. Il y avait déjà un acte notarié signé au mois de mai. Dans cinq mois, en mai 2022, ça va se finaliser et le terrain sera officiellement à eux. »

La moitié du montant du terrain a déjà été remis à la famille Cournoyer. Ainsi, si la Ville allait de l’avant dans ses démarches, des poursuites auraient pu avoir lieu.

« Les promoteurs se reviraient contre nous parce qu’on ne peut pas livrer le terrain, ce qui était promis par l’acte de vente, et nous, on se revirait contre la Ville parce que ça aurait été elle qui nous empêche de le livrer. C’était une situation qui n’était pas recommandable pour personne », souligne-t-il.

M. Cournoyer souligne que les promoteurs, qui ne souhaitent pas être dévoilés pour l’instant, sont à revoir l’aménagement du site pour optimiser la visibilité sur le Richelieu. Le terrain de 760 000 pieds carrés possède 630 pieds de façade sur la rivière. Le projet de développement résidentiel pourrait comporter entre 90 et 105 portes.

Déplorer la façon de faire

Même si Denis Cournoyer est heureux que la situation soit derrière lui, il trouve questionnable d’avoir appris les démarches de la Ville dans le journal Les 2 Rives.

C’est après l’avoir lu l’article à ce sujet qu’il a contacté le conseiller Jocelyn Mondou, une connaissance. Ce dernier a fait part de la situation au maire Serge Péloquin. Tous deux lui ont confirmé ne pas être au courant qu’un projet sérieux était entamé. Alors que le conseil a été dissous en vue des élections, la famille s’est demandé pendant plusieurs semaines quelle serait la décision finale. M. Cournoyer croit en effet que les conseillers ayant proposé cette résolution d’acquisition devaient tenir au terrain.

« […] Ceux qui l’avaient proposée, ils avaient sans doute un plan en tête. Ils voulaient le conserver. Il fallait qu’ils pilent un peu sur leurs égos, qu’ils deviennent un peu plus humbles pour se rendre compte que ça n’avait pas de sens. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’avaient pas bien fait leurs devoirs », lance M. Cournoyer.

Ce dernier a voulu remercier le conseil pour sa décision finale, mais plus particulièrement Jocelyn Mondou et Serge Péloquin pour leur écoute et leur compréhension.

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