7 avril 2022
L’accueil des travailleurs étrangers simplifié
Par: Katy Desrosiers

La ferme Jean-Yves Gamelin accueille une douzaine de travailleurs étrangers chaque année. Photothèque | Les 2 Rives ©

Depuis plusieurs années, la Ferme Jean-Yves Gamelin à Pierreville accueille des travailleurs étrangers l’été. Dans les deux dernières années, la pandémie avait compliqué le processus, mais cette année, l’accueil sera plus facile.

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Selon les mesures en vigueur, les travailleurs adéquatement vaccinés n’ont plus à réaliser de test de dépistage de la COVID-19 pour entrer au Canada, tout comme l’ensemble des voyageurs.

Également, il n’y a plus de quarantaine à tenir. Un des propriétaires de l’entreprise, Sylvain Lavoie, planifiait tout de même de leur prendre un rendez-vous pour une troisième dose de vaccin à leur arrivée.

Bien que la situation semble se stabiliser au sujet des mesures entourant la COVID-19, M. Lavoie demeure prudent. « On n’est pas à l’abri d’une sixième ou d’une septième vague. Ça peut changer, mais pour cette année, ça s’enligne très bien », avance-t-il.

Les premiers travailleurs étrangers sont arrivés le 2 avril. D’autres arriveront en juin. Normalement, l’entreprise en accueille 12 par saison. Parfois, certains peuvent se désister à la dernière minute.

La demande doit se faire en octobre pour ceux qui arrivent au début avril et en novembre pour ceux qui arrivent en juin.

Le producteur prévoit que l’été sera plus agréable que les précédents, comparativement à ce qu’il vit depuis deux ans avec les quarantaines et les visites de Service Canada pour vérifier si tout est conforme pour la sécurité des travailleurs. « On n’a pas eu d’éclosions, personne n’a été malade, mais on était très surveillés. La CNESST a visité deux fois, on a eu un inspecteur de Service Canada de façon virtuelle. Alors je pense qu’avec tout ce qu’on a vécu, cette année, ça va être du plaisir plus qu’autre chose », lance-t-il en riant.

Une affaire de famille

M. Lavoie mentionne que depuis que la ferme accueille des travailleurs étrangers, ce sont pratiquement toujours les mêmes qui reviennent. « Ceux qui ont arrêté [de venir], c’est qu’ils ont pris leur retraite ou bien c’est leurs enfants qui viennent travailler à leur place », précise-t-il.

En effet, un des travailleurs qui venait depuis le tout début a vu ses deux garçons prendre le relais. « Il a comme laissé sa place à ses enfants. Il a une cinquantaine d’années et il avait fait ce qu’il avait à faire, je crois. On les a visités au Guatemala et il était content d’avoir été capable d’arrêter de travailler. Probablement qu’il avait suffisamment d’argent et vu que ses enfants venaient maintenant, il était soulagé », raconte M. Lavoie.

Le producteur croit qu’il s’agit d’un signe qu’ils se sentent bien quand ils viennent travailler à la ferme. Même quand il leur dit qu’ils peuvent aller travailler ailleurs pour avoir plus d’heures ou travailler sur une plus grande portion de la saison, ils choisissent de rester.

« Il y en a qui viennent juste de juin à octobre pour la période la plus achalandée, soit celle des fraises, des framboises et des petits légumes. Mais ils disent non. En voulant dire que ce n’est pas grave si leur contrat est juste de quatre ou cinq mois, que ça fait leur affaire. Ils veulent quand même retourner dans leur famille aussi », conclut-il.

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