22 Décembre 2021
L’Ardoise inaugure son nouveau local multiservices
Par: Alexandre Brouillard

De gauche à droite : Martine Simard, directrice générale de l’Ardoise, Gaétan Dutremble, président de la Caisse Desjardins Pierre-De Saurel, et Raphaëlle Guilbault, attachée politique de Jean-Bernard Émond. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Plusieurs participants de l’Ardoise étaient présents lors de l’inauguration du nouveau local multiservices, le 14 décembre dernier. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

L’Ardoise, groupe populaire en alphabétisation a inauguré, le mardi 14 décembre, son nouveau local multiservices dédié au service d’accompagnement et de soutien individuel à la lecture, l’écriture et l’utilisation des technologies numériques au 50, rue du Roi à Sorel-Tracy.

Publicité
Activer le son

C’est en pleine pandémie, avec une demande grandissante, que l’équipe de l’Ardoise est allée de l’avant en réalisant un processus de planification stratégique pour l’élaboration de son nouveau local.

« Lors de nos rencontres avec nos partenaires, l’équipe et les participants, le besoin d’avoir un endroit qui propose des services d’accompagnement et de soutien individuel a été nommé à plusieurs reprises », indique la directrice générale de l’Ardoise, Martine Simard.

Alors que l’organisme offre des ateliers d’alphabétisation, de mathématiques, d’informatique, d’arts plastiques, de cuisine et de culture générale depuis 25 ans, le nouveau local permettra à l’organisme d’aller plus loin dans son offre de services.

« Le nouveau service a démarré au mois d’août en raison de deux jours par semaine, les mardis et mercredis. Depuis, une soixantaine de personnes ont bénéficié de notre accompagnement et de nouvelles demandes nous sont adressées toutes les semaines », détaille Mme Simard.

L’inauguration s’est déroulée en présence des partenaires qui ont permis la réalisation de ce projet, soit l’entreprise Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) qui a octroyé 35 000 $ et le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, qui a offert 4000 $. De plus, les Habitations Richard Hébert permettent à l’organisme d’occuper sans frais, lors de la première année, le local où les services sont dispensés. Finalement, en plus de son soutien financier de 30 000 $, Desjardins a offert tout le matériel visuel installé dans le local grâce à l’aide de son département en ressources humaines.

Des besoins mis en lumière par la pandémie

Dans les derniers mois, le contexte de la COVID-19 est venu compliquer le quotidien des personnes peu alphabétisées et a agi comme catalyseur pour propulser la mise en place de ce nouveau service à l’Ardoise.

« Le besoin pour l’accompagnement individuel à la lecture et l’écriture avait déjà été identifié par la population et par les différents partenaires du milieu, mais la pandémie et le confinement ont exacerbé cette problématique. […] Plusieurs personnes se sont retrouvées confrontées à remplir dans l’urgence de nouveaux formulaires pour bénéficier de l’aide gouvernementale et devaient obtenir du soutien pour utiliser des services en ligne, alors qu’elles étaient souvent sans ressource pour les accompagner et même sans ordinateur pour réaliser les démarches à distance », explique Mme Simard.

Une personne qui a dernièrement eu recours aux services de l’organisme confie que la pandémie a en effet exacerbé certaines de ses lacunes. « Avec les technologies numériques, c’est comme si j’étais illettré. Je souhaitais sortir de la retraite pour m’occuper, je suis allé au Centre local d’emploi, mais avec la COVID, les offres n’étaient plus affichées comme avant sur un tableau et personne ne pouvait m’aider avec l’ordinateur. Ils m’ont dit de venir à l’Ardoise, qu’à cet endroit, quelqu’un pouvait m’accompagner et me soutenir », relate la personne, qui préfère conserver l’anonymat.

« Dans le processus qui a mené à la mise en place de ce nouveau service, la contribution de nos partenaires a été déterminante pour les gens qui désirent avoir de l’aide en alphabétisation parce qu’après tout, on est là pour répondre à leurs besoins », conclut Martine Simard.

image