28 octobre 2021
De juillet à septembre 2021
Le coût des résidences unifamiliales continue de grimper à Sorel-Tracy
Par: Jean-Philippe Morin

On note de moins en moins de ventes de maisons unifamiliales à Sorel-Tracy, alors que leur prix continue de grimper. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le marché immobilier québécois est freiné par le manque de propriétés sur le marché et la région de Sorel-Tracy n’y fait pas exception. Au cours du dernier trimestre dans la région, soit de juillet à septembre 2021, on compte 34 % moins de ventes de maisons unifamiliales par rapport au même trimestre de 2020, tandis que le prix médian pour le même type de maison a grimpé de 35 %.

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Ces données proviennent de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui a publié le 20 octobre dernier les plus récentes statistiques de la province d’après la base de données de Centris.

Dans la province, le prix médian des unifamiliales a augmenté de 18 % pour atteindre 365 000 $. Dans la région de Sorel-Tracy, le montant est passé à 260 000 $, une hausse de 35 %, ce qui représente le deuxième plus grand bond de tout le Québec.

Parallèlement, le nombre de ventes d’unifamiliales a chuté de 36 % au Québec pour se situer à 13 899, ce qu’on observe aussi à Sorel-Tracy avec seulement 105 maisons vendues ( -34 %).

Selon l’APCIQ, la baisse tendancielle de l’offre s’est poursuivie pour un 23e trimestre consécutif. On compte 31 % moins de propriétés à vendre au Québec qu’en 2020, soit 24 939, ce qui représente le niveau le plus faible répertorié depuis 2003. La région de Sorel-Tracy n’y échappe pas, alors que seulement 86 maisons unifamiliales sont à vendre, une baisse de 39 % par rapport au troisième trimestre de 2020.

« Cette situation explique en grande partie le fort ralentissement du marché, l’activité transactionnelle étant limitée par la pénurie de propriétés sur le marché de la revente », indique l’APCIQ, dans un communiqué.

Le recul important de l’offre issue d’une demande toujours pressante dans la majorité des secteurs de la province a entraîné un resserrement record des conditions du marché, extrêmement favorables aux vendeurs. À Sorel-Tracy, le délai de vente moyen pour une résidence unifamiliale est de 44 jours alors qu’il était de 105 jours en septembre 2020.

« Le retour à un niveau d’activité prépandémique pour un troisième trimestre est essentiellement attribuable au manque de propriétés sur le marché, tant pour l’unifamiliale que la copropriété. Avec moins de trois mois d’inventaire de propriétés, le marché québécois de la revente n’avait jamais connu une telle pénurie de l’offre depuis que le système Centris des courtiers immobiliers compile les données, soit en 2000. Ceci exerce une pression haussière constante sur les prix », souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ.

Du côté des plex (deux à cinq logements), leur situation s’est améliorée à Sorel-Tracy avec 34 ventes lors du dernier trimestre (+21 %) malgré une baisse d’inscriptions en vigueur de 36 %. « Seuls les plex connaissent une activité supérieure à celle de l’année dernière, car ils bénéficient de conditions de marché moins serrées et d’un engouement renouvelé qui leur est conféré par leurs multiples avantages », conclut M. Brant.

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