23 juin 2022
Le Parc régional des Grèves a besoin de vous
Par: Stéphane Martin

Une longue passerelle en bois est disponible pour la population depuis 2017. Photothèque | Les 2 Rives ©

Fondé en 2006, le Parc régional des Grèves a beaucoup évolué au fil des ans et demeure méconnu aux yeux de la population. Bien plus que de simples sentiers à parcourir, l’équipe s’affaire à démarrer un laboratoire scientifique.

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Nul besoin de porter le sarrau pour participer à ce laboratoire. « Nous sommes à préparer le tout et à bâtir une station d’interprétation et de recherches. On s’adressera autant aux spécialistes qu’aux novices. On dit aux gens que nous avons besoin de leurs yeux pour des activités de recherches autonomes. On veut faire un recensement et connaître exactement ce qu’il y a dans le parc. Il y aura possibilité de se servir des outils qu’on a et de transmettre ses connaissances. C’est de la participation interactive. Les gens peuvent laisser une trace écrite de leurs observations qui sera bonifiée par les autres utilisateurs. L’idée est de s’entraider et de faire évoluer la science en partageant ses connaissances », confie l’agente au développement et service aux membres, Caroline Leroux-Cournoyer.

L’organisation souhaite ainsi attirer de nombreux curieux et bonifier l’expérience des habitués de l’endroit qui pourront s’attarder à des détails qu’ils ignoraient auparavant. « C’est beaucoup plus que de prendre une marche, c’est de se servir de ses sens. Dans le laboratoire, on touche différents aspects, tels les champignons, les arbres, les arbres fruitiers, les espèces d’oiseaux et d’insectes ainsi que certaines espèces à statut particulier. Par exemple, on retrouve chez nous la salamandre à quatre orteils et il faut porter attention pour l’apercevoir. »

Le projet qui en est à ses premiers pas est appelé à prendre de l’ampleur avec le temps. « Nous avons démarré un potager indigène à l’accueil. Il s’agit d’espèces qui poussent par elles-mêmes et qui ne demandent pas trop d’entretien. La framboise est une espèce indigène. Pour l’instant, le potager ne contient pas grand-chose, mais avec la collaboration des utilisateurs, c’est appelé à grandir », ajoute Mme Leroux-Cournoyer.

Cette dernière insiste sur le caractère unique du Parc régional des Grèves. « On est chanceux, car on a plusieurs écosystèmes. On retrouve les milieux humides, avec des étangs, tourbière, marécages, résidus miniers, forêt mixte, forêt de conifères et le fleuve Saint-Laurent. C’est rare avoir autant de milieux réunis dans un 13 km de sentier qui s’étend de Sorel-Tracy à Contrecœur. Cela amène autant de biodiversité et c’est aussi un peu le but d’en faire le recensement. »

La gratuité des lieux est un aspect important de ce parc régional où l’on peut faire de la randonnée pédestre, de l’hébertisme et certaines activités de nautisme. L’endroit est accessible en toutes saisons et un coût minime est demandé pour la location de certains équipements. L’hiver, plus de 8 km sont disponibles pour le ski tandis que 10 km sont alloués à la raquette.

« On demande de toujours respecter les sentiers et de ne pas pratiquer la cueillette à moins d’en avoir obtenu la permission au préalable. On a des milieux humides qu’il faut protéger et lorsqu’un sentier est fermé, même en hiver, il ne faut pas s’y aventurer afin de préserver l’écosystème », de conclure Caroline Leroux-Cournoyer.

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