Ainsi, la Légion soreloise ne peut réaliser aucune action sans l’approbation de l’instance provinciale. Tout l’argent amassé au cours des dernières années a été placé dans un fonds fiduciaire (trust fund), donc mis de côté pour un an. « La Légion de Sorel-Tracy a un an pour s’organiser avec un nouvel exécutif et de nouvelles bases », explique Ronald Kappert, vice-président de la Légion royale canadienne et fiduciaire de la Légion Filiale 117 de Sorel-Tracy. Ce dernier assure tout de même que l’argent amassé lors de la campagne de coquelicots en novembre dernier sera distribué comme promis à des organismes, dont les cadets et la Margelle.
M. Kappert était responsable de la tutelle et avait été envoyé à Sorel-Tracy pour veiller à ce que la Légion remonte. C’est Thomas D. Irvine, président de la Légion royale canadienne de la Direction de Québec, qui a décidé de suspendre la charte à la Filiale 117. Une décision qui n’a pas été prise « de gaieté de cœur ».
Parmi les importantes activités de la Légion dans la région, il y a le jour du Souvenir. Il est encore trop tôt pour savoir si une cérémonie aura lieu au carré Royal en novembre prochain.
Un nouveau local?
La Légion Filiale 117 de Sorel-Tracy compte 106 membres. « Mais c’est sûr qu’on n’est plus 106 parce que certains attendent de voir ce qui va se passer, notamment au niveau du local », explique le président de l’organisme, Réjean Brizard, un vétéran qui est membre depuis 1975, donc 50 ans.
Rappelons qu’en novembre dernier, la Ville de Sorel-Tracy, propriétaire du 117, rue du Souvenir, a condamné le bâtiment qui présentait trop d’anomalies en raison des inondations survenues en août 2024. Depuis, les membres n’ont plus d’endroit où se réunir, sauf de temps en temps, sur réservation, au centre culturel, où ils ont pu partager un souper de Noël en décembre. Puis, le 20 janvier, le conseil municipal de Sorel-Tracy a autorisé la démolition du 117, rue du Souvenir, ce qui sera fait au cours des prochains mois.
Concernant les recherches pour un nouveau local, M. Brizard est optimiste. « Nous avons mandaté un comité de cinq personnes afin de trouver, avec la Ville de Sorel-Tracy, un autre local. Le comité aurait trouvé une place et on attend le rapport. Les membres seront informés sous peu », souligne le président.
Même si une légion peut fonctionner sans local, comme d’autres filiales le font au Québec, celle de Sorel-Tracy espère réellement trouver son pied-à-terre. « Ce sera un début pour redresser la situation », indique Réjean Brizard.
Étant donné que les droits d’opération de la légion soreloise sont suspendus, ce sera la Direction provinciale qui négociera et signera les documents, advenant qu’un nouveau local soit trouvé.
Aide aux vétérans
Malgré la situation difficile, les deux hommes martèlent qu’ils seront toujours présents pour les vétérans de la région qui ont des besoins. « La Direction provinciale sera là pour eux. Si un vétéran a besoin d’aide, je garantis qu’il sera aidé », assure Ronald Kappert.
« Par exemple, la semaine dernière, un vétéran avait besoin d’un fauteuil roulant, renchérit Réjean Brizard. Il a demandé à M. Kappert, qui m’a fourni le fauteuil que j’ai remis au vétéran. On s’occupe encore des vétérans, mon téléphone est toujours ouvert. »
D’ailleurs, si des membres veulent transférer de filiale et aller, par exemple, dans celle de Belœil, Boucherville, Greenfield Park ou Saint-Hyacinthe, la Direction provinciale les aidera pour les transferts.