19 janvier 2023
L’ouverture de La Maison la Grande Ourse légèrement repoussée
Par: Alexandre Brouillard

De gauche à droite : Céline Dufour (coordonnatrice clinique), Camille Cosette (sexologue), Nathalie Simard (marraine), Suzie Girard (directrice adjointe) et Sylvain Dupuis (directeur général). Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Annoncée en grande pompe en novembre dernier, l’ouverture de La Maison la Grande Ourse, la première maison dédiée aux survivantes d’agressions et de violences à caractère sexuel au Québec, est repoussée de quelques semaines.

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L’ouverture initiale était prévue en janvier 2023. Toutefois, certains travaux doivent encore être exécutés avant de pouvoir accueillir les premières femmes.

« Nous avons un peu de retard, admet le directeur général de la Grande Ourse, Sylvain Dupuis. Les rénovations du bâtiment ont avancé, mais il y a encore de la finition à faire. Sinon, pas mal tout est aménagé. L’ouverture officielle ne sera sûrement pas en janvier, mais pas loin. Sûrement début février. »

Malgré ce léger retard, Sylvain Dupuis indique que la directrice adjointe, Suzie Girard, et la coordonnatrice clinique, Céline Dufour, sont déjà à pied d’œuvre. « Il y a déjà de l’action dans la maison », assure-t-il.

De plus, le directeur général de l’organisme informe que des offres d’emploi paraitront prochainement. « Des postes seront bientôt ouverts. Par la suite, nous feront les entrevues », précise M. Dupuis avec enthousiasme.

Rappelons que La Maison la Grande Ourse aura pour mission d’offrir des services de thérapie personnalisée aux besoins spécifiques de la femme survivante d’une ou de plus plusieurs agressions ou violences à caractère sexuel. L’organisme s’engage à offrir ses services dans une ambiance calme, familiale et dans un esprit solidaire pour les femmes afin de favoriser leur mieux-être, accroître leur sentiment de sécurité et briser leur isolement social. L’objectif est d’accueillir 10 femmes à la fois.

D’ailleurs, sa mission répondra à un besoin inquiétant dans notre société, alors que la fréquence de ces types de violence atteindra une femme sur trois au cours de sa vie. Rappelons que la région a été touchée par deux féminicides dans les 18 derniers mois.

Déjà des demandes d’aide

Alors que La Traversée – Centre de crise et de prévention du suicide et la Maison La Grande Ourse collaborent déjà étroitement, notamment en partageant la ligue téléphonique, Sylvain Dupuis informe que le téléphone sonne déjà pour obtenir une place à La Grande Ourse.

« Nous avons déjà reçu des appels, confie-t-il. D’un côté, c’est bon signe parce que ça démontre qu’on répond à un besoin. »

Par ailleurs, la chanteuse québécoise Nathalie Simard, qui agit à titre de marraine de La Grande Ourse, arpente déjà la province et apparaitra sur des plateaux télévisés dans les prochains jours pour parler de la Maison et de sa mission.

En novembre dernier, lors de l’annonce de l’ouverture de l’organisme, Mme Simard avait confié sa joie face à son ouverture, soutenant qu’il s’agit d’un outil indispensable de guérison et de prévention pour que les femmes puissent enfin reprendre leur pouvoir en dénonçant et en allant chercher de l’aide.

Pour contribuer à la réalisation du projet ou pour obtenir de plus amples informations, on peut consulter le site internet www.grandeoursemonteregie.org ou la page Facebook de la Maison. Un numéro sans frais 24/7 est déjà en fonction : 1-855 VIVANTE (848-2683).

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