15 novembre 2022
Premier pilote québécois à gagner dans la Série SuperDIRTcar aux États-Unis
Mathieu Desjardins marque l’histoire de la course sur terre battue
Par: Alexandre Brouillard

Le pilote originaire de Yamaska, Mathieu Desjardins, a gagné une course historique, le 4 novembre, à Charlotte, aux États-Unis. Photo Les gars de courses

Mathieu Desjardins a fait écarquiller bien des yeux le 4 novembre dernier, à Charlotte, en Caroline du Nord. Le pilote natif de Yamaska a été le premier Québécois à remporter une course dans la série SuperDIRTcar, aux États-Unis, lors des Outlaws World Finals.

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« C’était assez impressionnant courser là-bas contre les 30 meilleurs pilotes de la catégorie, lance d’emblée Mathieu Desjardins. C’était vraiment le fun parce qu’il y avait 20 000 personnes dans les gradins. »

Celui qui course habituellement sur terre battue dans la « série petit bloc » au Québec ne savait pas à quoi s’attendre à Charlotte dans la « série gros bloc ». Gagner la course ne lui avait même pas traversé l’esprit. « J’avais peut-être pensé terminer top 10, mais jamais premier », admet celui qui a commencé les courses en 2010.

Alors que le Maskoutain avait pris le départ de la pôle position, il avait réussi à maintenir la tête jusqu’au 13e tour lorsque le champion de la série, Matt Sheppard, l’a doublé. Six tours plus tard, Sheppard a dû abandonner la course à cause d’un bris mécanique. Mathieu Desjardins a ensuite repris la tête et a résisté aux nombreuses attaques du pilote expérimenté Tim Fuller.

Cette victoire a une saveur plus que particulière pour l’homme de 36 ans qui n’avait jamais gagné une course SuperDIRTcar (série petit bloc). Ainsi, devenir le premier Québécois victorieux au pays de l’Oncle Sam représente le plus gros fait d’armes de sa carrière. Il faut dire que le dernier Québécois à avoir franchi la ligne d’arrivée en premier dans cette série était Steve Poirier, en 2002, à Drummondville.

Dans la cour des grands

Mathieu Desjardins a dû faire preuve de sang-froid pour terminer en première position contre des légendes américaines de la course qui lui collaient au train. Le vétéran Matt Sheppard avait presque tout gagné cette année, alors que Tim Fuller, un vieux de la vieille, a poussé le Maskoutain dans ses derniers retranchements pour gagner.

« Ce sont des coureurs très difficiles à battre, admet Mathieu Desjardins. Quand Fuller me suivait de proche, ça jouait dans mon mental. Mais, même si je n’avais pas d’expérience en gros bloc, mon expérience au Québec sur des petits blocs m’a grandement aidé. »

Après la victoire, le pilote de l’écurie Harjo a eu l’occasion de célébrer avec de nombreux Québécois qui avaient fait le voyage jusqu’en Caroline du Nord pour assister aux courses. « C’était le fun de célébrer avec eux après! La plupart des Américains ne savaient même pas qui j’étais. Maintenant, je dois recevoir une quarantaine de demandes d’amitié sur mon Facebook par jour », mentionne-t-il avec humour.

Finalement, Mathieu Desjardins espère que cette victoire lui ouvrira des portes. Le pilote de Yamaska est fier d’avoir mis la table pour la prochaine saison de courses qui s’annonce enlevante pour lui.

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