15 novembre 2022
Réclamé au ballotage par les Capitals de Washington
Nicolas Aubé-Kubel s’acclimate bien à son nouvel environnement
Par: Jean-Philippe Morin

Le Sorelois Yanick Lévesque a tourné un épisode de Hors-Jeu 2.0 à Washington en compagnie de Nicolas Aubé-Kubel, la semaine dernière. Photo gracieuseté

À peine deux matchs joués avec les Capitals après avoir été réclamé au ballotage, Nicolas Aubé-Kubel se magasinait déjà une maison en banlieue de Washington. Le Sorelois compte bien faire sa place avec sa nouvelle équipe après une aventure qui n’a pas fonctionné à Toronto.

Publicité
Activer le son

« J’ai vraiment un bon sentiment avec l’équipe », a-t-il commenté jeudi dernier, alors qu’il allait visiter une maison à Arlington, en Virginie, près du centre de pratique des Capitals.

Selon lui, l’intégration a été facile étant donné qu’il connaissait quelques joueurs. « Je connaissais [Anthony] Mantha puisqu’on a joué ensemble à Val-d’Or. Je connais aussi [Erik] Gustafsson, on a joué ensemble à Philadelphie et le gardien [Darcy] Kuemper avec qui j’ai gagné la Coupe Stanley au Colorado. Les gars m’ont bien accueilli, dont [le capitaine Alex] Ovechkin. Les vétérans comme [Garnet] Hathaway, [Nic] Dowd et [Tom] Wilson sont super aussi », relate le #96.

À son premier match dans son nouvel uniforme, le 7 novembre, il s’est même permis une solide mise en échec contre Evander Kane, des Oilers d’Edmonton. « C’était une belle façon de briser la glace, ricane-t-il. Le coach a bien aimé ça! »

Toutefois, à son troisième match le 11 novembre, le Sorelois a mis en échec le défenseur du Lightning de Tampa Bay Cal Foote à la tête, ce qui lui a valu une suspension de trois matchs.

Une expérience à oublier à Toronto

En signant un contrat d’un an pour 1 M$ au début de la saison avec les Maple Leafs, Aubé-Kubel s’attendait à avoir du temps de glace pour se mettre en valeur et surtout, avoir des chances de remporter la Coupe Stanley. Or, l’expérience n’aura duré que six rencontres, alors qu’il a été laissé de côté à quelques reprises.

« J’ai signé là parce que le coach me voyait sur une troisième ligne. J’ai décliné de meilleures offres ailleurs parce que je croyais qu’avec Toronto, j’aurais une opportunité de me faire valoir et d’aller loin en séries. En voyant ce qui se passait au camp et dans les matchs pré-saison, j’ai vu que je n’allais pas avoir ce rôle. C’est sûr que j’ai pas connu le début de saison que je voulais, j’aurais espéré mieux », avance-t-il.

Comme la vie fait bien les choses, le Sorelois a été placé au ballotage pour être envoyé dans la Ligue américaine de hockey (LAH) pour une deuxième fois en deux ans. Chaque fois, il a été réclamé par une autre formation. Rappelons qu’il était passé de Philadelphie au Colorado l’an dernier, ce qui avait relancé sa saison.

« Les Caps font les séries chaque année et ils ont une chance de se rendre loin, je suis vraiment content. Présentement, ils ont beaucoup de blessés, alors ce sera à moi de bien jouer pour rester dans l’alignement lorsque tout le monde va revenir en santé », mentionne-t-il.

C’est d’ailleurs un de ses objectifs individuels. L’autre? Noircir la feuille de pointage. « J’ai déjà plus de temps de glace qu’à Toronto et on me fait confiance sur un troisième trio avec [Anthony] Mantha et [Lars] Eller. Je pense que j’ai bien joué, les coachs ont aimé notre intensité. On a eu quelques chances de marquer, il ne nous manquait pas grand-chose », conclut-il.

image