1 avril 2025 - 08:37
Candidat pour le Parti vert du Canada dans Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak
« On ne doit pas rester assis sur notre chaise pour faire avancer les choses » – Yanick Lapierre
Par: Jean-Philippe Morin

Yanick Lapierre est heureux de se présenter comme candidat pour le Parti vert du Canada dans Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Yanick Lapierre est heureux de se présenter comme candidat pour le Parti vert du Canada dans Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak. Photo gracieuseté

Yanick Lapierre ne se reconnaissait dans aucun parti avant de découvrir la plateforme électorale du Parti vert du Canada (PVC). C’est pourquoi le résident de Plessisville a voulu se porter candidat aux prochaines élections fédérales du 28 avril et c’est dans Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak, une circonscription qu’il connaît bien, qu’il a choisi de le faire.

M. Lapierre ne réside peut-être pas dans le comté, mais il y travaille comme directeur général de l’Association régionale de loisir pour personnes handicapées du Centre-du-Québec. Son territoire s’étend jusqu’à Pierreville et il connaît bien les enjeux de la région. Et Sorel-Tracy dans tout ça? « La belle-famille de ma conjointe habite ici, donc je viens faire mon tour régulièrement », indique celui qui a tenu à se déplacer à nos bureaux pour l’entrevue.

Impliqué

À 48 ans, Yanick Lapierre trouvait le moment bien choisi pour se lancer en politique fédérale. Il s’était d’ailleurs présenté comme conseiller municipal à Princeville en 2017, puis à la mairie de Plessisville en 2021.

« J’ai appris beaucoup de choses de mes campagnes électorales. Ce ne sont pas les mêmes enjeux au municipal qu’au fédéral, mais j’ai adoré le contact avec les gens. C’est en s’impliquant en politique qu’on voit qu’on peut vraiment aider les gens », insiste-t-il.

Avec le PVC, M. Lapierre croit vraiment qu’il a trouvé son parti. « Je dois l’avouer, j’ai déjà voté pour presque tous les partis. Aucun parti ne venait me chercher à 100 %. Quand je suis allé sur la plateforme du Parti vert, qui prône l’environnement, l’équité, qui considère les Autochtones et qui se dit pour le développement, mais pas au détriment de l’environnement, je me suis reconnu », avance-t-il.

D’ailleurs, le candidat vert n’est pas du genre à rester en place lorsqu’une situation le dérange. « J’ai toujours eu cette critique sociale en moi. On ne doit pas rester assis sur notre chaise pour faire avancer les choses. Dans mon travail, je fais partie de comités pour l’intégration de jeunes à besoins particuliers. C’est bien qu’il y ait des tables de concertation, mais je préfère pas mal l’action. Faut que ça avance! »

Un défi

M. Lapierre le sait : le défi sera grand dans la circonscription, qui compte le bloquiste Louis Plamondon comme député depuis 1984. Pour lui, rien n’est toutefois inatteignable.

« Le Bloc, ça s’arrête à la frontière de l’Ontario. Avec le Parti vert, ça s’arrête en Colombie-Britannique. Je suis bien d’accord avec la conservation de notre langue et nos spécificités du Québec, mais toutes les provinces en ont aussi. Arrêtons de penser juste à nous et de nous mettre nos barrières. Si on n’avait pas ces barrières, peut-être qu’on exporterait davantage dans l’Ouest. L’important pour moi, c’est l’ouverture vers le Canada et le monde, tout en priorisant notre Québec », avance-t-il.

Au cours de la campagne, Yanick Lapierre compte être présent un peu partout dans le comté.

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