22 octobre 2021
Pénurie de main-d’œuvre : L’Orienthèque veut faire partie de la solution
Par: Jean-Philippe Morin

La directrice générale de L’Orienthèque, Mylène Castonguay. Photo gracieuseté

Même si elle a subi une baisse de la clientèle dans les 18 derniers mois en raison de la pandémie et du phénomène de rareté de main-d’œuvre – un phénomène répandu pour les organismes en employabilité, L’Orienthèque s’est adapté aux demandes de la clientèle.

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L’organisme sorelois a dû modifier son offre de services, notamment en étant disponible à distance durant la pandémie.

« Le profil de la clientèle change et leurs besoins aussi, d’où l’importance de s’adapter, constate la directrice générale de L’Orienthèque, Mylène Castonguay. Les démarches vont parfois être plus courtes parce que les gens arrivent et trouvent plus rapidement un emploi. »

Mme Castonguay remarque aussi beaucoup plus de clients qui veulent se réorienter et qui sont en questionnement quant à leur emploi actuel. « Des postes qui étaient jadis inaccessibles pour eux deviennent soudainement accessibles. Avec l’impact de la COVID, certains domaines sont devenus précaires, ce qui pousse certaines personnes à se questionner », illustre-t-elle.

Des programmes utiles

Le principal défi de L’Orienthèque, en cette période particulière, est d’innover dans ses services, relate la directrice générale.

« On parle beaucoup de maintien en emploi. Oui c’est une chose se trouver rapidement un emploi, mais encore faut-il le conserver. À L’Orienthèque, on a un nouveau projet depuis janvier qui s’appelle VISER JUSTE et qui vise à travailler avec des organismes de la Montérégie pour accompagner les gens et favoriser le maintien en entreprise », souligne Mme Castonguay.

En lien avec la mission de L’Orienthèque, une autre solution pour contrer la pénurie de main-d’œuvre est de favoriser la diversité en milieu de travail. C’est pourquoi l’organisme dispose de plusieurs programmes, non seulement au niveau de l’immigration, mais aussi dans différents volets.

« On a des programmes au niveau de la clientèle judiciarisée (voir texte en page 12), des femmes dans les métiers non traditionnels, de la clientèle expérimentée, de la clientèle en pré-employabilité, etc. Il faut poursuivre cette ouverture-là et on la sent, cette ouverture, auprès des employeurs. […] Les besoins sont là et on veut innover dans ce qu’on offre pour répondre aux besoins des gens », constate Mylène Castonguay.

L’importance de se concerter

L’Orienthèque et la MRC de Pierre-De Saurel collaborent depuis quelques années en matière d’immigration. L’organisme donne son apport au Chantier d’attraction de la main-d’œuvre, en plus de s’associer à d’autres organismes spécialisés en emploi.

« Il existe différentes ressources dans la région, c’est donc important de se parler afin de trouver des solutions ensemble, en commençant par des services qu’on offre déjà, puis en allant voir plus loin ce qu’on pourrait faire de plus. On est axés sur cette collaboration et on sent une très grande volonté pour réussir dans la région. On a tous à y gagner et on travaille pour la même cause », convient la directrice de L’Orienthèque.

Selon elle, en continuant de travailler ensemble et en offrant plus de services, la région est sur la bonne voie pour contrer le fléau de la pénurie de main-d’œuvre. « Il faut continuer à faire preuve de beaucoup d’ouverture. Il faut innover dans nos façons de faire, considérer de nouvelles avenues et voir les choses différemment. Par exemple, certains ont goûté au télétravail et ne pourront plus travailler dans un milieu qui n’en offre pas. Les entreprises ont des besoins criants et nous, on veut vraiment les aider pour trouver des solutions », conclut Mylène Castonguay.

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