24 novembre 2021
Pornographie juvénile : un récidiviste de Saint-Roch-de-Richelieu arrêté
Par: Jean-Philippe Morin

Jean-François Agnaud, de Saint-Roch-de-Richelieu, a été arrêté pour la deuxième fois en huit ans relativement à de la pornographie juvénile. Photothèque | Les 2 Rives ©

Un homme de 40 ans de Saint-Roch-de-Richelieu a été arrêté le 23 novembre en lien avec de la pornographie juvénile par les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

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Jean-François Agnaud a comparu le lendemain, au palais de justice de Sorel-Tracy, pour faire face à des accusations de possession et distribution de pornographie juvénile, d’avoir accédé à de la pornographie juvénile et de bris de conditions.

Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect et du matériel informatique a été saisi pour analyse. Le public est invité à signaler toute situation d’exploitation sexuelle des jeunes sur Internet à l’adresse suivante : cyberaide.ca

Pas la première fois

Jean-François Agnaud avait également fait les manchettes dans nos pages il y a cinq ans pour des crimes en semblable matière. Il avait, en octobre 2016, écopé d’une peine discontinue de 90 jours de prison à purger sur 45 fins de semaine après avoir plaidé coupable à deux chefs d’accusation de possession de pornographie juvénile.

L’homme de Saint-Roch-de-Richelieu avait alors été arrêté en juin 2013 lors d’une autre vaste opération menée par les enquêteurs de l’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la SQ. À l’époque, les policiers avaient trouvé près de 8000 fichiers illégaux dans son ordinateur. La moitié de ces fichiers étaient des doublons.

La peine de 90 jours était une suggestion commune des deux avocats, notamment parce que l’accusé avait collaboré avec les policiers et il s’était pris en main. Même si le juge Denys Noël l’avait entérinée, il soulevait que le nombre de fichiers était imposant pour la peine suggérée.

« La simple possession de 8000 fichiers est tellement importante que ça imposerait une plus longue peine. Les procureurs m’ont présenté des éléments atténuants qui me permettent de juger la peine raisonnable », avait-il dit en prononçant la sentence.

À ce moment, Jean-François Agnaud a remis un don de 4000 $ à la Fondation Marie-Vincent qui vient en aide, notamment, aux enfants victimes d’agression sexuelle. Il a également été enregistré dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité.

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