18 novembre 2021
Poursuivre le développement du complexe portuaire
Par: Katy Desrosiers

Alors que l’entreprise QSL occupe une partie de la zone industrialo-portuaire avec son nouvel entrepôt, des terrains totalisant six millions de pieds carrés sont encore disponibles. Photo Les 2 Rives ©

Rapidement, le maire Serge Péloquin souhaite accueillir de nouvelles entreprises dans la zone industrialo-portuaire de Sorel-Tracy, se situant en partie sur les terrains de l’ancienne centrale thermique d’Hydro-Québec. Des lots totalisant six millions de pieds carrés sont toujours disponibles.

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Une entente a déjà été conclue avec l’entreprise QSL et son terminal de manutention multimodal a été inauguré en septembre. Une entente est aussi conclue avec l’entreprise Charbone qui produira de l’hydrogène vert.

Une des priorités de Serge Péloquin est de poursuivre le travail de sollicitation pour inciter d’autres entreprises à venir s’implanter ici.

« Il y a beaucoup de terrains libres pour les nouvelles entreprises. Pour nous, c’est important de travailler là-dessus au quotidien. On n’étirera pas ça sur les quatre prochaines années. On parlait de sept millions de pieds carrés au départ et là, il en reste six millions. Il y a toujours la possibilité d’accueillir du monde, le téléphone sonne souvent. Si on regarde certains parcs industriels de la Rive-Sud de Montréal, la plupart ont épuisé leur nombre de pieds carrés. Avec la venue du Port de Montréal à Contrecœur, beaucoup d’entreprises trouvent avantageux de venir à Sorel-Tracy parce que c’est à moins de 20 minutes du port », explique le maire.

M. Péloquin assure que la Ville reçoit des appels de toutes sortes d’entreprises, comme du domaine pharmaceutique ou liées à la fabrication de produits prêts à la consommation. Il avance que les terrains pourraient accueillir, entre autres, des usines de fabrication, des ateliers d’usinage ou de soudure et des entreprises en lien avec le cabotage.

Prochainement, une station de pompage sera installée et tout sera donc prêt au niveau civil.

Aussi, le fait que Charbone s’implante ici incitera d’autres entreprises à venir s’installer dans le but de s’approvisionner, croit le maire. Il rappelle que le contrat négocié avec l’entreprise est bénéfique pour la population. Pour chaque kilogramme d’hydrogène vert produit, une cote sera remise à la Ville. À long terme, lorsque Sorel-Tracy reconvertira sa machinerie lourde au diesel pour de la machinerie à l’hydrogène, elle bénéficiera d’un tarif préférentiel à 50 % de la valeur marchande.

M. Péloquin souligne que l’entreprise pourrait éventuellement aller chercher dans sa clientèle des entreprises comme ArcelorMittal, Les Forges de Sorel et Rio Tinto Fer et Titane. « Elles consomment beaucoup dans leurs procédés du gaz naturel, constate-t-il. Par contre, ça émet des gaz à effet de serre. Le fait de trouver la façon d’implanter l’hydrogène dans leurs procédés, ça va les aider beaucoup à diminuer les gaz à effet de serre. Elles regardent ça de très près, la venue d’un producteur d’hydrogène. »

Au niveau de QSL, le maire soutient que ce projet de développement durable est exemplaire au Québec parce que le port est réalisé avec des quais flottants et a un très faible impact sur le fond marin.

Main-d’œuvre et achat local

Pour la pénurie de main-d’œuvre, Serge Péloquin affirme que la Ville travaille en collaboration avec QSL pour pourvoir une quarantaine de postes. Aussi, Sorel-Tracy collaborera avec la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST) et le Chantier d’attraction de la main-d’œuvre afin d’aider à régler cette problématique, répandue partout au Québec.

Concernant l’achat local, M. Péloquin assure que la Ville collabore avec la CCIST pour faire la promotion de la campagne d’achat local afin d’aider au niveau économique tant les petites que les grandes entreprises du territoire.

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