8 mars 2023
Réanne et Noémie St-Germain, des intervenantes à la DPJ qui redonnent à leur communauté
Par: Rachel Gauthier

Les jumelles Réanne et Noémie St-Germain travaillent en tant qu’intervenantes à la DPJ. Photo Rachel Gauthier | Les 2 Rives ©

Les Soreloises Noémie et Réanne St-Germain œuvrent pour le bien-être des enfants vulnérables en tant qu’intervenantes à la DPJ. Ces sœurs jumelles identiques partagent depuis toujours intérêts, sports et amies. Maintenant adultes, elles expérimentent la même carrière et la maternité au même moment.

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Âgées de 29 ans, Noémie et Réanne St-Germain travaillent au Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est dans l’équipe d’Évaluation/Orientation pour le territoire Sorel-Lajemmerais de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Noémie, qui s’est formée en tant que travailleuse sociale, s’est jointe à cette équipe en avril 2021, tandis que sa sœur Réanne, qui a étudié pour être psychoéducatrice, fait partie de l’équipe depuis octobre 2020. Grâce à leur profession, Noémie et Réanne croient fermement faire la différence auprès des enfants de la communauté.

« Quand un signalement est fait, notre travail, c’est de partir à la recherche de la vérité. C’est une enquête qu’on mène et on va chercher les différentes versions des faits : la version de l’enfant lui-même et de tous ceux qui gravitent autour de l’enfant parce qu’il y a des faits qui nous sont rapportés dans le signalement. Notre rôle, c’est de déterminer si les faits sont fondés ou non. […] Puis, est-ce que ça compromet la sécurité ou le développement de l’enfant? C’est ça qu’on doit statuer à notre étape », souligne Réanne au sujet de la réalité des intervenantes de son équipe à la DPJ.

Noémie ajoute qu’il y aura toujours des mécontents face à leurs interventions, mais qu’elles prennent des décisions en fonction des impacts sur la vie de l’enfant. « On le fait pour une raison, ces enfants-là en bénéficient. Il faut le garder tout le temps en tête », enchaîne la jeune femme.

Les jumelles confient que le grand défi de leur métier est de faire voir l’être humain derrière les trois lettres que représente la DPJ. C’est avant tout une relation d’aide d’humain à humain, selon elles. Par ailleurs, les sœurs racontent qu’il arrive que des parents ou des enfants les recontactent par eux-mêmes en situation de crise, et ce, même si le dossier de la famille est fermé.

« Les histoires qui sont entendues [à propos de la DPJ], ce ne sont pas les bonnes souvent. Il y a des histoires de familles dans lesquelles on est là pour une courte période, juste pour venir restabiliser les choses. Ils nous remercient après notre passage parce que ça n’a pas été long et ç’a été moins pire qu’ils pensaient », soutient Réanne.

Un duo incomparable

En travaillant dans la même équipe, les sœurs jumelles réalisent de nombreuses interventions ensemble. Noémie raconte que leur grande ressemblance entraîne des situations cocasses ou des moments de confusion. D’ailleurs, certaines personnes, telles que des avocats ou des juges, ne les différenciaient pas au départ croyant qu’il ne s’agissait que d’une seule intervenante à la DPJ.

Elles précisent qu’il y a de bons côtés à leur similitude. Par exemple, si elles doivent se transférer des dossiers, les familles et les enfants s’adaptent plus facilement à ce changement puisque le tempérament et les interventions des sœurs se ressemblent également.

Ce duo incomparable tournera donc la page d’un nouveau chapitre dans les prochaines semaines, alors qu’elles donneront naissance à leur premier enfant respectif.

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