17 février 2022
Bientôt élu au Temple de la renommée de la lutte indépendante du Québec
Réjean Désaulniers fait partie des immortels de la lutte québécoise
Par: Alexandre Brouillard

Réjean Désaulniers a lutté pendant plusieurs années un peu partout au Québec. Photo tirée de Facebook

Durant sa carrière de lutteur, Réjean Désaulniers a porté quelques noms, dont El Santos. Photo tirée de Facebook

Réjean Désaulniers a lutté dans plusieurs galas qu’il avait lui-même organisés. Photo tirée de Facebook

Réjean Désaulniers, en compagnie de ses élèves à son école de lutte au Centre Sacré-Cœur à Sorel-Tracy. Photo tirée de Facebook

Après avoir consacré plusieurs années de sa vie à la lutte, Réjean Désaulniers sera intronisé au Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec. Originaire de Shawinigan, il a passé 33 ans de sa vie à Sorel-Tracy où il a fondé la Fédération canadienne de lutte (FCL) au début des années 1990.

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Créé en 2021, le volet « indépendant » du Temple de la renommée de la lutte québécoise permet aux juges de bien catégoriser les candidats, dont ceux qui ont œuvré sur la scène indépendante.

Ainsi, Réjean Désaulniers a été retenu pour être admis dans la deuxième classe du Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec aux côtés de Brick Crawford et Frank Blues. La lutteuse soreloise Geneviève Goulet, alias Lufisto, avait été admise dans ce même temple en 2021.

« Je ne m’attendais pas à cette nouvelle, admet l’homme de 80 ans. C’est plaisant de voir que les gens ne nous ont pas oubliés. J’ai su que tous les juges avaient voté pour moi, c’est flatteur. »

Alors que sa carrière de lutteur a commencé dans les années 1970, sa carrière de promoteur a pris son envol au début des années 1990, à Sorel-Tracy. C’est à ce moment qu’il a fondé, en compagnie de Richard Charland et Eddy Creatchman, la première fédération professionnelle de lutte au Québec, soit la Fédération canadienne de lutte.

« J’ai fondé la Fédération après avoir moi-même lutté durant quelques années, indique le lutteur d’expérience. J’ai aussi fondé l’école de lutte de Sorel au Centre Sacré-Cœur où j’ai entrainé une centaine de jeunes. On organisait des galas de lutte à Sorel et on allait un peu partout sur la route. »

Quelques années après la création de la Fédération, M. Désaulniers l’a déménagée à Shawinigan. Il en est resté le promoteur durant une vingtaine d’années avant de la vendre. « Quand j’ai pris ma retraite d’Atlas Steel, je suis retourné à Shawinigan avec ma famille. J’ai recommencé l’école de lutte là-bas », explique-t-il.

Un vrai passionné

Réjean Désaulniers est un vrai passionné de l’activité physique. C’est à l’âge de 14 ans qu’il a commencé la lutte dans la cour arrière de ses parents à Shawinigan. Déjà à cet âge, il organisait des galas de lutte. Quelques années plus tard, il a même travaillé à Saint-Jérôme comme enseignant d’éducation physique.

« J’ai organisé plusieurs galas à Sorel et les gens aimaient ça, se remémore-t-il avec enthousiasme. […] On avait de bons lutteurs et j’étais assez sévère avec eux pour qu’ils soient en forme. C’est comme ça que j’ai réussi à faire 65 ans dans le monde de la lutte. »

Le lutteur d’expérience ne reculait devant rien pour offrir de bons galas dans la région, même pas devant un ours. « On a déjà fait des galas avec un lutteur qui affrontait un ours dompté. On avait parfois de la misère à le sortir du ring », raconte-t-il avec humour.

Connu sous quelques noms durant sa carrière de lutteur, dont Green Hornet et El Santos, M. Désaulniers s’est retiré du monde de la lutte depuis une dizaine d’années. « Ç’a été toute ma vie! […] On a eu beaucoup de plaisir », conclut Réjean Désaulniers.

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