15 décembre 2021
Réfection de la chaussée des rues du Souvenir et Cormier
Sorel-Tracy veut établir un partenariat financier avec Saint-Joseph-de-Sorel
Par: Alexandre Brouillard

La Ville de Sorel-Tracy soutient que le trafic de camions lourds engendré par le terminal maritime Sorel-Tracy, situé à Saint-Joseph-de-Sorel, accélère la dégradation des rues du Souvenir et Cormier. Photo Les 2 Rives ©

Le flux de circulation des camions lourds engendré par le terminal maritime Sorel-Tracy, situé au 59, rue Étienne, à Saint-Joseph-de-Sorel, accélère la dégradation des rues du Souvenir et Cormier, à Sorel-Tracy. Le conseil sorelois a donc demandé à la Ville de Saint-Joseph-de-Sorel d’établir un partenariat financier pour partager à 50 % la réfection de la chaussée de ces deux rues.

Publicité
Activer le son

Le conseil municipal de Sorel-Tracy a adopté à l’unanimité, le lundi 6 décembre, cette demande en considérant que Sorel-Tracy absorbe presque à elle seule les conséquences négatives de dégradation découlant de cette circulation en provenance du terminal maritime Sorel-Tracy, qui appartient à l’entreprise QSL située sur le territoire de la Ville de Saint-Joseph-de-Sorel.

Les élus sorelois sont d’avis que les deux Villes doivent devenir des partenaires économiques pour procéder à la réfection de ce réseau routier qui donne accès à l’autoroute 30 et qui profite économiquement aux deux Villes. Sorel-Tracy souhaite donc conclure une entente, en 2022, avec Saint-Joseph-de-Sorel en vue de travaux nécessaires en 2022 ou 2023.

« Je prétends que Saint-Joseph-de-Sorel et Sorel-Tracy doivent devenir des partenaires économiques. […] Ces rues sont chez nous, mais elles font profiter Saint-Joseph-de-Sorel qui reçoit 100 % des taxes du terminal maritime et c’est nous qui avons 100 % des coûts liés à la circulation des véhicules », soutient le maire de la Ville de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, en entrevue.

Le mercredi 8 décembre, lorsque joint par le journal Les 2 Rives, le maire de Saint-Joseph-de-Sorel, Vincent Deguise, n’avait pas encore été mis au courant de la résolution adoptée par le conseil de Sorel-Tracy. « En ce moment, je peux seulement dire que le conseil de Saint-Joseph-de-Sorel va recevoir la demande de Sorel-Tracy et l’analyser. C’est quand même complexe parce qu’il faut que ce soit gagnant gagnant », indique M. Deguise, en soutenant que les activités de QSL bénéficient à un plus large éventail que seulement Saint-Joseph-de-Sorel et Sorel-Tracy.

Le retour du dossier de la route industrielle?

Pour Vincent Deguise, le dossier de la route industrielle, qui perdure depuis plusieurs années, est lié au flux de circulation des camions lourds engendré par le terminal maritime Sorel-Tracy. « Le transport lourd est un enjeu qui perdure depuis une dizaine d’années sur le territoire de Saint-Joseph-de-Sorel », admet-il.

En 2017, le projet a dû être mis sur pause en raison des réticences des Forges de Sorel et de la Ville de Sorel-Tracy. Il a été repris du début avec le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, fraichement élu. M. Deguise avait alors soutenu que Saint-Joseph-de-Sorel recommencerait ses démarches pour implanter une telle route sur son territoire. Serge Péloquin et Jean-Bernard Émond s’étaient aussi montrés favorables à collaborer pour favoriser l’avancement du dossier.

Néanmoins, depuis novembre 2018, le projet de la route industrielle n’a pas beaucoup évolué et a été peu discuté entre les élus.

Pour l’instant, en l’absence d’une telle route industrielle, Serge Péloquin affirme que Saint-Joseph-de-Sorel avait décidé, il y a quelques années, de faire sortir les camions sur la rue Étienne vers la rue du Souvenir pour préserver son propre réseau routier.

« Je leur demande seulement d’aider pour les rues du Souvenir et Cormier qui n’étaient pas conçues pour recevoir les camions lourds. Saint-Joseph-de-Sorel a pris la décision de dévier le trafic chez nous plutôt que de s’asseoir pour trouver d’un commun accord un chemin précis pour la route industrielle. Alors, la décision qu’il avait prise, Sorel-Tracy en subit les conséquences », affirme M. Péloquin, tout en précisant qu’il ne conteste pas la route, mais qu’il souhaite seulement un coup de pouce financier pour l’entretenir.

Finalement, le maire de Saint-Joseph-de-Sorel indique que le conseil devrait étudier la demande après les Fêtes. « Ce n’est pas un petit montant. Est-ce qu’on sera les seuls partenaires là-dedans? Y aura-t-il d’autres partenaires? Comment va-t-on arrimer les besoins de chacun? Avant de me positionner, je dois recevoir la demande, en discuter au conseil et ensuite, nous pourrons y répondre », conclut Vincent Deguise.

image