5 avril 2022
Octroi d’un permis de garderie aux Moussaillons
Soupir de soulagement pour une quarantaine de familles de la région
Par: Alexandre Brouillard

De gauche à droite : Janie Dandonneault, conseillère pédagogique, Jean-Bernard Émond, député de Richelieu, et Marie-Ève Gagnon, propriétaire de la prématernelle Les Moussaillons. Photo gracieuseté

Sans permis en installation, l’École prématernelle Les Moussaillons était menacée de fermeture temporaire depuis février dernier. Après plusieurs semaines de tergiversations, le ministère de la Famille a finalement autorisé l’obtention d’un permis de garderie.

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Cette nouvelle fait le bonheur de la propriétaire de l’établissement, Marie-Ève Gagnon. « Je suis vraiment contente du dénouement, s’exclame-t-elle. Mon équipe et moi avons travaillé très fort pour les familles qui nous font confiance depuis plusieurs années. »

Rappelons que le ministère de l’Éducation et celui de la Famille avaient reçu une plainte indiquant que la prématernelle opérait sans permis en installation au regard de la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance. Une inspection effectuée dans l’établissement le 1er février dernier avait conclu que Mme Gagnon recevait 40 enfants dans un local commercial sans avoir obtenu un permis au préalable.

La propriétaire de l’établissement avait alors confié au journal Les 2 Rives qu’elle et son équipe travaillaient d’arrache-pied pour obtenir ledit permis et éviter la fermeture temporaire de la prématernelle.

Selon la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance, les centres de la petite enfance (CPE), les garderies et les personnes reconnues à titre de responsables d’un service de garde en milieu familial doivent posséder un permis en installation pour opérer. Seule une personne qui agit à son propre compte dans une résidence privée peut pratiquer sans posséder de permis du ministère.

Toutefois, après la période d’analyse, la responsable des relations de presse du ministère de l’Éducation et de la Famille, Esther Chouinard, avait indiqué au journal que le ministère avait transmis un avis d’intention de refus de délivrance de permis à Mme Gagnon, le 14 mars dernier. L’avis était assorti d’un délai de 15 jours pour permettre au demandeur de déposer des observations écrites, à l’issue desquelles, une décision finale sera rendue.

Intervention du député

Mis au parfum de la situation, le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, est alors intervenu auprès du ministère pour éviter la fermeture temporaire de l’établissement. Ce dernier a souligné que la menace de fermeture temporaire était bien réelle, alors que la prématernelle Les Moussaillons « n’était vraiment pas conforme ».

« Ç’a été un dossier très difficile à régler. […] J’ai travaillé fort avec Mme Gagnon et l’équipe du ministère pour prouver le bien-fondé de la démarche. Au final, la prématernelle aurait pu fermer pour plus de six mois », indique-t-il.

Le 30 mars dernier, le ministère de la Famille, Mathieu Lacombe, a finalement autorisé la poursuite du projet en vue d’obtenir un permis de garderie.

Marie-Ève Gagnon remercie le député de Richelieu d’avoir apporté son aide dans le dossier. « Je ne pensais pas trop à la possibilité que nous pourrions fermer plusieurs mois. On se concentrait plutôt sur l’obtention du permis », confie-t-elle.

Alors que la situation est maintenant régularisée aux yeux du ministère, M. Émond se réjouit du dénouement dans ce dossier. « Je tiens d’ailleurs à féliciter Mme Gagnon pour son travail et son dévouement envers ses petits moussaillons ainsi qu’à remercier mon collègue, le ministre Mathieu Lacombe, pour son écoute », conclut Jean-Bernard Émond.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Morin

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