2 mars 2022
Après 16 ans entre les mains de la famille Deschênes-Lusignan
Un nouveau propriétaire recherché pour le Mini-Golf de la Plaza
Par: Katy Desrosiers

Jean Lusignan et son petit-fils Frédéric Deschênes remettent le trophée du championnat de la ligue aux joueurs Paul Guilbeault, Francine Durand, Normand Durand et Martin Cournoyer en 2021. Photo gracieuseté

Les propriétaires du Mini-Golf de la Plaza, Josée Lusignan et Hugo Deschênes, accompagnés au centre de Paul Guilbeault, statisticien de la ligue du mercredi. Photo gracieuseté

Frédéric Deschênes, le fils des propriétaires, en préparation pour le tournoi en 2021. Photo gracieuseté

La famille Deschênes-Lusignan, propriétaire du Mini-Golf de la Plaza, est prête à passer le flambeau après 16 ans à s’occuper de l’entreprise. Les propriétaires souhaitent trouver des acheteurs qui sauront s’investir pour continuer de la faire grandir.

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Le mini-golf a ouvert ses portes en 1990. Au départ, il était sous la franchise Mini-Putt. En 32 ans, il y a eu quatre propriétaires. Depuis 2006, Hugo Deschênes, sa femme Josée Lusignan ainsi que son beau-père Jean Lusignan sont propriétaires de l’endroit.

Alors que Josée est enseignante et qu’Hugo travaille en usine, le mini-golf occupe leurs étés. Peu après l’achat, ils ont réaménagé l’accueil pour avoir une crèmerie, qu’ils ont opérée pendant quatre ans.

Le lieu compte deux lance-balles depuis l’ouverture. Lorsque la famille Deschênes-Lusignan a racheté l’endroit, elle a investi dans deux lance-balles de type américain, bien populaires surtout en début de saison tant chez les femmes que les hommes qui pratiquent la balle molle ou le baseball.

Josée Lusignan et Hugo Deschênes sont originaires de la région, mais habitent Trois-Rivières depuis deux ans. Avec la famille qui vieillit, du grand-papa aux petits-enfants, ainsi que les nombreux déplacements et les activités des plus jeunes, les Deschênes-Lusignan veulent passer à autre chose. « On est moins disponibles et on ne veut pas réduire la plage de service qu’on offre », explique M. Deschênes.

Il croit que si les futurs acheteurs continuent le travail déjà entamé par sa famille, l’endroit est voué à un bel avenir, surtout avec le complexe aquatique qui viendra s’installer tout près. « Il y a plusieurs beaux changements pour revitaliser du côté de Tracy qui semblent être sur la planche à dessin. On pense que si quelqu’un arrive avec un nouveau souffle, des nouvelles idées, ça peut redémarrer quelque chose de beau pour le mini-putt », soutient-il.

Les propriétaires sont confiants de trouver des acheteurs rapidement. S’ils n’ont pas trouvé au début de la saison, ils opéreront eux-mêmes les lieux cet été.

Plus qu’un simple mini-golf

Une des plus grandes fiertés de la famille est d’avoir réussi à créer une communauté autour de l’activité.

« Le plus grand fait d’armes, c’est de posséder la plus grosse ligue de joueurs de mini-golf active au Québec. On a plus de 80 joueurs qui viennent les mercredis soirs. C’est un gros regroupement social de gens de tous âges. Cette ligue-là, c’est grâce à mon beau-père qui rassemble tous ces gens-là et qui gère les équipes », affirme M. Deschênes. Des membres s’impliquent aussi pour les statistiques et les horaires.

Le lundi soir, des adeptes de l’activité, qui souhaitaient la pratiquer sans le volet compétitif, se sont regroupés pour une ligue amicale.

Chaque saison, l’endroit compte entre 100 et 110 membres. Certains, comme Francine et Normand Durand, supportent la famille Deschênes-Lusignan en étant membres depuis 16 ans et en participant à différentes activités organisées.

Aussi, Jean Lusignan s’est impliqué avec l’entreprise en tenant des collectes de fonds pour différentes causes, dont celle du cancer et de l’Hôtel-Dieu de Sorel. Également, près de 3000 $ ont été amassés lors de la tragédie à Lac-Mégantic pour permettre, entre autres, à l’école de l’endroit de se procurer de nouveaux livres pour sa bibliothèque.

Un lien particulier a été créé avec le Centre de services scolaire de Sorel-Tracy alors que des élèves et des enseignants de l’École secondaire Bernard-Gariépy et des écoles primaires Laplume et Saint-Jean-Bosco visitent l’endroit en fin d’année. Dans certaines écoles, des enseignants se procurent même des droits d’accès qu’ils remettent en récompense aux élèves.

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