22 juin 2022
Sur le thème de la maternité
Un second roman pour l’autrice Myriam Vincent
Par: Katy Desrosiers

L’autrice Myriam Vincent vient de lancer son second roman et a déjà d’autres projets d’écriture en tête. Photo Jean Turgeon

Le livre À la maison de Myriam Vincent met en lumière la maternité et la grossesse, et comment cette expérience n’est pas toujours parfaite. Illustration Fabienne Simard

L’autrice originaire de Contrecœur, Myriam Vincent, a lancé le 17 mai son second roman, À la maison. En faisant un parallèle avec les maisons hantées, elle met en lumière comment chaque grossesse est différente et que parfois, elle est bien loin d’être parfaite comme l’image souvent véhiculée.

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Le roman publié chez Poètes de brousse, où elle est également éditrice, raconte l’histoire de Jessica, qui a tout pour être heureuse. Elle est enceinte et propriétaire d’une nouvelle maison avec son amoureux. Mais rien ne se passe comme elle l’imaginait. Sa grossesse est ardue et rapidement, elle doit arrêter de travailler. Seule à la maison, elle ressent un malaise, comme si la maison était habitée par quelque chose. Le lecteur découvrira si l’imagination de Jessica est trop fertile ou s’il y a quelque chose qui vibre réellement dans les murs de la maison.

L’autrice, qui est adepte d’histoires de maisons hantées, s’inspire de ce phénomène très présent dans la culture pop.

« J’utilise la maison hantée pour parler de la maternité, de ce que ça fait à l’identité d’une femme, de ce qu’on dit de la maternité qui est sensée être quelque chose de positif dans lequel on s’épanouit et comment dans la réalité ça peut être très différent. Aujourd’hui, beaucoup de femmes se sentent isolées dans cette expérience-là parce qu’elles n’ont pas de soutien quand elles rencontrent des problèmes de santé mentale », raconte l’autrice.

Elle trouve que ce thème est un terreau fertile pour apporter des métaphores sur la vie familiale, domestique et intime.

Ce deuxième roman paraît un an et demi après son premier livre Furie. « Je n’étais pas obligée d’écrire vite comme ça, mais ce projet m’a vraiment passionnée. J’écrivais un autre projet que j’ai abandonné parce que celui-ci m’intéressait trop », explique-t-elle.

Le premier roman de Myriam Vincent a remporté le prix des Rendez-vous du premier roman de Chambéry. Ce prix est voté par différents clubs de lecture. L’autrice a été invitée dans plusieurs clubs ici et en France. « C’est comme ça que j’ai pu voir que c’était varié les gens qui lisaient mon livre. C’était super intéressant de parler à toutes ces personnes, je me trouve vraiment chanceuse d’avoir vécu ça », affirme-t-elle.

L’envers de la grossesse

Pour ce livre, l’autrice s’est inspirée d’histoires vécues par son entourage. Entre autres, lorsqu’une amie a traversé des épisodes d’anxiété et de dépression pendant sa grossesse, elle s’est vite rendu compte qu’il n’y avait aucune ressource pour l’aider. Aussi, son amie faisait souvent face à des jugements, même du corps médical.

« Ça m’a vraiment renversée. On parle de santé mentale tout le temps, mais j’ai l’impression qu’on ne fait qu’en parler, qu’on n’essaie pas d’aider tant que ça. […] J’y crois qu’il y a des mères pour qui c’est vraiment épanouissant, mais ce n’est pas l’expérience de tout le monde. Ça m’a beaucoup fait réfléchir », mentionne Myriam Vincent.

Avec son roman, elle souhaite mettre en lumière cette réalité. L’autrice croit que les lecteurs qui s’intéressent aux histoires de maisons hantées et de mystères, ainsi que ceux qui sont sensibles aux thématiques de la maternité et de la vie familiale, trouveront leur compte.

Myriam Vincent a déjà un autre projet d’écriture en tête. Mais avant de se lancer, elle compte prendre quelques semaines de pause de rédaction.

Son livre À la maison est disponible un peu partout en librairie ou en ligne, entre autres sur le site leslibraires.ca.

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