30 mars 2022
École secondaire Bernard-Gariépy
Un uniforme scolaire dès 2022-2023?
Par: Alexandre Brouillard

Le conseil d’établissement de l’ÉSBG se réunira le 12 avril prochain pour statuer sur la mise en place d’un uniforme dès la prochaine rentrée scolaire. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Les élèves de l’École secondaire Bernard-Gariépy (ÉSBG) pourraient porter un uniforme dès la prochaine rentrée scolaire, alors que 57 % des parents et membres du personnel sondés plus tôt en mars par le conseil d’établissement sont en accord avec l’idée de modifier le code vestimentaire.

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Ce résultat ne garantit toutefois pas que le conseil d’établissement adoptera une résolution pour modifier le code vestimentaire de l’ÉSBG.

« Le conseil d’établissement devrait prendre une décision le 12 avril », indique la directrice des Services du secrétariat général et des communications du Centre de services scolaire (CSS) de Sorel-Tracy, Laurence Cournoyer.

Sur 769 participants au sondage, 440 personnes (57 %) ont voté en faveur de la mise en place d’un uniforme. À l’opposé, 329 personnes (43 %) ont voté contre l’idée d’apporter des modifications au code vestimentaire.

Le conseil d’établissement a choisi de ne pas sonder les élèves, considérant que les parents consulteraient préalablement leurs enfants. « Ce sont les parents qui vivent avec la responsabilité de l’habillement, explique Mme Cournoyer. L’idée était de responsabiliser la discussion familiale plutôt que celle entre l’école et les élèves. »

Pour l’instant, aucune école du CSS de Sorel-Tracy n’impose un uniforme. Pour ce faire, le conseil d’établissement d’une école doit soulever l’idée s’il souhaite modifier le code vestimentaire. « Par exemple, peut-être que les démarches du conseil d’établissement de l’ESBG donneront l’idée à celui de Fernand-Lefebvre de faire de même », soutient Laurence Cournoyer.

Plusieurs motifs évoqués

Le conseil d’établissement a évoqué plusieurs motifs pour imposer un uniforme. « On est dans un milieu défavorisé, alors les coûts associés aux vêtements peuvent être un enjeu pour certaines familles. De plus, l’indice de défavorisation se voit dans les vêtements. On veut donc éviter la distinction physique en lien avec l’habillement », explique-t-elle.

De plus, alors que certains élèves sont « créatifs pour détourner le code vestimentaire », le personnel de l’ÉSBG doit en tout temps être vigilant afin de le faire respecter. Ainsi, l’uniforme permettrait de diminuer le nombre d’interventions de la part du personnel auprès des élèves qui dérogent du code vestimentaire.

Ensuite, l’imposition d’un uniforme renforcerait la sécurité des élèves. « Ça serait plus facile de cerner les gens qui entrent dans la bâtisse. Nous n’avons pas eu d’événement regrettable, mais c’est plus sécuritaire dans un bâtiment fréquenté par des jeunes », souligne la directrice des Services du secrétariat général et des communications, en ajoutant que l’uniforme pourrait aussi créer un sentiment d’appartenance chez les élèves face à leur école.

Respecter la diversité et les choix des élèves

Quant aux caractéristiques que pourrait avoir l’uniforme, Laurence Cournoyer indique qu’il est encore trop tôt dans le processus pour en connaître les détails. « Il faut attendre la décision du conseil d’établissement », indique-t-elle.

Elle assure toutefois que les couleurs respecteront l’essence de l’école et du CSS de Sorel-Tracy.

À propos du type de vêtement que les élèves auront à porter, Laurence Cournoyer répond que « la liberté sera donnée aux élèves de décider entre une jupe et un pantalon. Surtout dans notre époque où les jeunes s’identifient beaucoup aux vêtements et qu’ils sont sensibilisés aux différences de genres ».

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