29 mars 2022
Une première saison universitaire remplie de promesses pour Jasmine Martel
Par: Alexandre Brouillard

La Soreloise Jasmine Martel présente le quatrième meilleur pourcentage de réussite du circuit pour les lancers de trois points, avec 0,390. Photo Rene Zeevat

Lorsqu’elle s’était engagée avec les Gaiters de l’Université Bishop’s à l’automne 2019, Jasmine Martel était loin de se douter qu’elle devrait attendre plus de deux ans avant de pouvoir disputer son premier match avec la formation estrienne.

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La Soreloise a finalement vécu son baptême du basketball universitaire le 11 novembre 2021, alors que Bishop’s affrontait le Rouge et Or de l’Université Laval à domicile. « C’était ma première saison complète avec les Gaiters, mais ma deuxième à l’université. J’avais donc très hâte de pouvoir jouer un premier match après une année entière à seulement m’entraîner », raconte Jasmine Martel.

Malgré une équipe relativement jeune composée de sept recrues, les attentes étaient élevées pour les Gaiters cette saison. « On avait commencé en force avant Noël avec trois victoires et une défaite. On occupait le premier rang, mais après les Fêtes on jouait avec moins de régularité, explique la numéro 11. Bien que l’objectif était de finir en tête du classement, on est heureuse d’avoir terminé deuxième. »

Au niveau personnel, la Soreloise ne s’était pas fixé d’objectif en début de saison, alors que son dernier match remontait à la saison 2019-2020 avec les Diablos du Cégep de Trois-Rivières. « Je n’avais pas joué de match depuis longtemps, je n’avais donc pas trop d’attente, admet-elle. Au final, je suis assez satisfaite de mes stats. J’ai surtout réussi à prendre mon rythme après Noël. »

À son poste d’allier, Jasmine Martel est surtout réputée pour son apport offensif et ses lancers précis. Après 12 matchs en 2021-2022, elle présente la quatrième meilleure moyenne du circuit pour les lancers de trois points avec un pourcentage de réussite de 0,390.

« Je suis fière de cette statistique. Je sais que mes shoots peuvent amener beaucoup à mon équipe. J’ai toujours été une bonne shooting guard », confie Jasmine Martel.

Une fin de saison en queue de poisson

Malgré une première saison relativement positive, la Soreloise conserve un goût amer, alors que son équipe s’est inclinée en demi-finale des séries éliminatoires, le 23 mars, face à l’Université Laval.

« C’est une grosse déception parce qu’on s’attendait à se rendre au niveau national, admet Jasmine Martel. Je crois qu’on a tout simplement manqué d’expérience et qu’on a mal géré quelques aspects du match. »

Alors qu’elle sera de retour l’an prochain avec l’Université Bishop’s, Jasmine Martel croit que les Gaiters seront en mesure de terminer en tête du classement général et de connaître une plus longue danse printanière. « Nous aurons pratiquement la même équipe, mais pour l’instant, je dois encore avaler la pilule de notre défaite en demi-finale », soutient-elle.

Conjuguer sport et études

L’année 2021-2022 en aura été une d’adaptation pour la jeune basketteuse. « Conjuguer le sport et mes études en enseignement au primaire n’a pas toujours été facile, accorde-t-elle. Mais en travaillant fort, j’ai réussi à tout concilier. »

En plus de ses études et du basketball, Jasmine Martel devait s’adapter à une nouvelle langue. « Je ne parlais pas vraiment anglais avant d’arriver à Bishop’s. Ça va de mieux en mieux, mais je voulais vraiment étudier à cette université », conclut-elle.

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