31 janvier 2024 - 08:32
Victime d’une fraude de 6500 $, une Soreloise appelle à la vigilance
Par: Alexandre Brouillard
Senior Woman Giving Credit Card Details On The Phone

La Sûreté du Québec rappelle de ne jamais remettre de l’argent à une personne avant d’avoir validé son identité. Photo depositphotos.com

Une dame de Sorel-Tracy a été victime d’une fraude par téléphone, la semaine dernière. Effarouchée par les criminels qui lui ont soutiré 6500 $, elle demande aux gens de faire preuve de vigilance pour éviter que les malfrats fassent d’autres victimes.

La femme n’a pas voulu dévoiler son identité, préférant conserver l’anonymat, alors qu’un sentiment de honte l’habitait toujours quelques jours après les événements.

La victime, qui se dit d’un âge avancé, a souligné d’entrée de jeu le professionnalisme des criminels, qui prétendaient être un employé de la Banque Nationale et d’un service de police.

« Dimanche, à 14 h 30, le téléphone a sonné chez moi. Sur l’afficheur, c’était écrit Banque Nationale. La fille m’a dit que j’avais été fraudée dans un magasin Walmart à Québec. Elle me passe ensuite un sergent qui s’occupe du dossier. Il s’est présenté comme étant Pierre Morin, en donnant même son numéro d’immatriculation. Il m’a confirmé la situation et il m’a dit qu’il préparait un dossier pour fraude à mon nom », détaille la femme.

La situation est devenue saugrenue lorsque l’homme au bout du fil – le soi-disant policier – a demandé à la femme de laver ses cartes débit et crédit pour ensuite les mettre dans une enveloppe et y inscrire le numéro cinq. « Il m’a demandé ça parce que j’étais supposément la cinquième victime de l’arnaqueur. Après, il m’a demandé de mettre ça dans ma boite aux lettres. J’ai donc tout fait ce qu’il m’a demandé », relate la victime.

« Le monsieur était assez convaincant! Je pensais vraiment que c’était un sergent. […] Il me donnait même des informations sur la supposée fraudeuse, une jeune femme de Québec », s’exclame la victime.

Par la suite, l’arnaqueur a demandé à la dame son NIP. Heureusement, cette dernière ne les connaissait pas par cœur. « Je ne m’en sers pratiquement jamais. Il a commencé à insister et m’a demandé de n’en parler à personne. C’est à ce moment que j’ai allumée. J’ai demandé de l’aide à mon garçon pour qu’il téléphone à la police de Sorel-Tracy pendant que j’étais au téléphone avec le faux policier », explique-t-elle. Une fois la discussion terminée, des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) sont arrivés et ils ont ouvert une enquête pour fraude.

Entre-temps, les malfaiteurs ont pris les cartes dans la boite aux lettres et ont dépensé 6500 $ dans des commerces de Sorel-Tracy. Au grand dam de la SQ, la victime n’a pas vu les fraudeurs ni leur véhicule.

Prudence

Heureusement, la Soreloise se fera rembourser le montant subtilisé. Néanmoins, elle vit beaucoup de stress depuis les événements. « Je demande aux gens de faire attention. J’ai été naïve, mais d’habitude, je ne suis pas de même. Le vrai policier m’a dit que ce devait être des professionnels », admet-elle.

Le corps de police rappelle que les fraudeurs ont recours à des stratagèmes variés pour soutirer de l’argent aux personnes âgées. Ils profitent de la vulnérabilité en jouant avec leurs émotions.

Finalement, la SQ souligne l’importance de toujours valider l’identité de la personne avant de faire confiance à quiconque.

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