21 mars 2023
Yves-François Blanchet appuie les travailleurs d’Océan remorquage
Par: Rachel Gauthier

De passage à Sorel-Tracy, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, s’est monté solidaire à l’égard des grévistes du Groupe Océan remorquage en participant à la ligne de piquetage du 14 mars dernier.

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En plus du chef bloquiste, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, et la députée de Thérèse-de-Blainville et porte-parole en matière de Travail, Louise Chabot, ont également souligné leur soutien vis-à-vis de la cause des grévistes. Les élus tous ont pris parole en réitérant l’importance d’une loi anti-briseurs de grève, plus communément appelée loi anti-scabs.

Alors que leur convention collective est échue depuis le 20 avril 2021, la dizaine de matelots d’Océan Remorquage sont en grève depuis le 20 juin dernier. Ils demandent de meilleurs salaires et de meilleurs horaires. Selon le porte-parole des grévistes Pascal Delisle, les négociations n’avancent pas puisque l’entreprise est sous juridiction fédérale et qu’elle engage des scabs qui réalisent le travail des matelots. C’est pourquoi les travailleurs d’Océan remorquage revendiquent une loi anti-briseurs de grève au fédéral comme c’est le cas au Québec.

« Laisser les employeurs recourir librement aux “briseurs de grève” pour exécuter le travail normalement accompli par des travailleurs syndiqués, c’est annuler leur droit légitime de négocier. En permettant de réduire à néant l’ultime moyen de pression que constitue la grève, Ottawa laisse se produire un grave recul en matière de droits des travailleurs et de progrès social. Nos travailleurs et travailleuses doivent être traités avec respect et il est urgent que le gouvernement adopte, tel qu’il l’avait promis [lors des dernières élections], une loi pour protéger leur droit de négocier », a déclaré Yves-François Blanchet.

Vers la bonne direction

Louis Plamondon mentionne avoir déposé le premier projet de loi anti-scabs en 1987 à Ottawa, qui a essuyé plusieurs refus. « Il faut continuer à mettre une pression sur les députés libéraux. Continuez vos rencontres à Ottawa et continuez à venir nous voir pour que le projet de loi soit enfin déposé, a-t-il dit aux syndiqués sur la ligne de piquetage. Et je pense qu’on pourra crier victoire cette année. » M. Plamondon a ajouté que les huit grévistes pourront être considérés comme des héros nationaux si cette loi est déposée puisqu’ils auront fait avancer les droits des travailleurs sous juridiction fédérale.

« Ottawa doit adopter une loi maintenant pour régler l’injustice. Notre députée Louise Chabot, porte-parole en matière de Travail, a fait un excellent travail en ce sens en déposant C-276. Si le gouvernement a une réelle la volonté d’agir, il peut aussi déposer rapidement sa propre mouture. Si celle-ci respecte l’esprit des demandes des groupes syndicaux du Québec, il aura l’appui du Bloc Québécois afin de mener à une adoption dans les plus brefs délais », a conclu M. Blanchet.

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