26 avril 2022
Aussi pour la planète
Par: Louise Grégoire-Racicot

Depuis le début des années 80, Louise Grégoire-Racicot pose son regard sur la région comme journaliste à travers les pages du journal Les 2 Rives. Depuis février 2018, à titre de chroniqueuse, elle livre maintenant chaque semaine son opinion sur l'actualité régionale.

En apprenant la semaine dernière que la région enfouit encore quelque 49 % de ses déchets domestiques, j’ai pris peur. Encore 49 % malgré tout l’argent et les efforts consentis? Et la planète?

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Il est clair qu’on met beaucoup d’emphase sur la gestion des matières résiduelles et ses résultats parce qu’elle est essentielle à la qualité de notre environnement immédiat et que nous en défrayons les coûts directs chaque année – au budget 2022 de la MRC de Pierre-De Saurel, la facture sera de 6,5 M$ (contrat EBI, écocentre, etc.).

Parce qu’on connait aussi le volume des matières rejetées en 2021 : 1056 kg/logement dont la moitié a été récupérée. 568 kg/habitant dont près de la moitié a été enfouie.

C’est facile de comprendre pourquoi la MRC appelle à une meilleure gestion à la source de nos déchets. Car plus on enfouit, plus on paie et plus on produit des gaz à effet de serre. Au contraire, plus on récupère et recycle les matières organiques ou recyclables, plus on reçoit d’argent de Québec. Sa facture diminue d’autant. Voilà pour l’impact financier du propos. Mais sa portée environnementale? Elle implique plus encore du citoyen.

Un article du dernier numéro de la revue Protégez-vous énumère clairement les efforts à consentir. La planète respirera mieux si ses habitants pratiquent une consommation responsable, y lit-on. La gestion des matières résiduelles n’est qu’une des composantes des remèdes à apporter.

Le texte lance un appel à la consommation durable i.e. vivre et satisfaire ses besoins, sans compromettre la capacité des générations futures à faire la même chose. Et c’est ce qu’on vise, non?

Ainsi faut-il agir en conséquence – bien des gestes comptent – mais de façon inégale, selon les scientifiques – tant en matière d’alimentation et de transport que de consommation et de gestion des matières résiduelles.

La principale menace à la planète proviendrait de notre alimentation. Via le gaspillage alimentaire, mais surtout via notre consommation de produits d’origine animale, notamment la viande rouge. Les protéines venant de la consommation des volailles, œufs, légumineuses et noix laissent une empreinte carbone moyenne beaucoup moins importante. Sans compter leur emballage que nous mettons au bac. Il y aurait donc lieu de réviser nos menus.

Deuxième source importante – les moyens de transports. C’est un secret de Polichinelle que rouler en voiture (alimentée à l’essence notamment) est plus dommageable pour l’environnement que marcher ou se déplacer en vélo ou en transports publics. Transporter les marchandises ou voyager en avion pénalisent aussi. Heureusement, la région intervient en ce sens : elle planche déjà sur un meilleur service de transport public et implante des pistes cyclables adéquates. Mais elle devra aussi s’attarder à favoriser la protection des boisés, les services de proximité, le verdissement de ses secteurs, etc.

Une consommation durable exclut également tout achat non nécessaire et commande l’achat de produits de qualité, recyclables et réparables. Comme leur entretien adéquat pour en étirer la vie. C’est l’examen de conscience à faire sur la pertinence de tel achat, sa nécessité.

Voilà certes des éléments que chacun peut quotidiennement contrôler. C’est même un devoir citoyen que d’assurer la suite du monde à sa hauteur! C’est cela penser globalement et agir localement! Certes la gestion des matières résiduelles y gagnera et la planète ne s’en portera que mieux!

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