2 février 2022
Les employés d’ArcelorMittal à Contrecœur-Est toujours en grève
Par: Jean-Philippe Morin

Une centaine de syndiqués sont sortis devant l'usine le 2 février, en après-midi. Photo gracieuseté

La convention collective des employés d’ArcelorMittal Contrecœur-Est venait à échéance le 31 janvier 2022. Photothèque | Les 2 Rives ©

Une grève déclenchée le mercredi 2 février, vers 14 h, chez ArcelorMittal à Contrecœur-Est, est toujours en cours, quelques jours plus tard.

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Au total, ce sont quelque 800 travailleurs et travailleuses des aciéries d’ArcelorMittal à Contrecœur-Est et à Longueuil ainsi que des bureaux qui ont déclenché cette grève générale. Chaque jour, des employés se sont relayés pour se faire voir avec des pancartes à la main devant l’usine de Contrecœur-Est.

Les négociations s’étaient intensifiées dans les jours précédant le déclenchement de la grève. « Nous avons tenté d’arriver à un règlement avec un blitz de négociations au cours des dernières semaines, parfois jusqu’à tard en soirée, afin d’éviter le conflit. De toute évidence, la compagnie n’était pas prête à mettre ce qu’il fallait sur la table pour éviter un conflit », a expliqué le représentant syndical Michel Courcy, dans un communiqué envoyé le 2 février, en soirée.

L’employeur et le syndicat des Métallos se sont entendus au niveau normatif, c’est-à-dire pour les conditions de travail, mais c’est au niveau monétaire que le bât blesse. « Nous sommes bien conscients de la période d’inflation actuelle alors que les pénuries de main-d’œuvre sont grandes. C’est important pour les membres d’avoir des salaires et des conditions de travail qui permettent de maintenir le pouvoir d’achat et d’attirer du personnel », a ajouté M. Courcy.

Le syndicat aurait demandé aux employés, le mercredi 2 février, en après-midi, de fermer les installations respectueusement, c’est-à-dire de faire couler tout l’acier avant de sortir à l’extérieur, pour des questions de santé et sécurité.

Main tendue

Selon la directrice des communications d’ArcelorMittal Produits longs Canada, Danielle Tardif, cette sortie des syndiqués est plus un moyen de pression qu’une grève officielle.

« On veut réunir toutes les conditions afin de retourner à la table de négociations le plus tôt possible. On est très confiants d’en arriver à une entente bientôt », souligne Mme Tardif.

Rappelons que les conventions collectives des membres des sections locales 6586 (usine Contrecœur-Est), 8897 (usine Longueuil) et 8060 (bureaux) sont venues à échéance le 31 janvier dernier au soir et les membres s’étaient donné un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun dans des proportions allant entre 99,2 % et 100 %.

Le lundi 7 février, autant le syndicat des Métallos que la direction d’ArcelorMittal n’ont pas voulu se prononcer sur l’état des négociations.

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