15 mars 2022
Penser globalement, agir localement
Par: Deux Rives

Maire de Massueville de 2005 à 2021, Denis Marion commente l'actualité en tant que chroniqueur au journal Les 2 Rives. Photo Simon Ménard

En quelques jours la semaine dernière, la MRC de Pierre-De Saurel nous a prouvé une fois de plus combien le monde municipal a changé au Québec depuis 25 ans. La décision du Conseil municipal de la Ville de Sorel-Tracy de réintégrer la Politique culturelle régionale, confirmée à la séance du Conseil de la MRC du 9 mars, et le lancement de la Politique territoriale en développement social le lendemain, nous démontrent que c’est bien la qualité de vie des citoyens qui est le moteur de l’action municipale d’aujourd’hui.

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Pour inciter les électeurs à voter lors de élections municipales de 2013, le Directeur général des élections du Québec avait préparé une campagne publicitaire. En gros, le message de campagne disait « allez voter si vous voulez qu’on s’occupe de vos nids-de-poule et qu’on ramasse vos vidanges ». Cette façon simpliste et très éloignée de la réalité municipale avait suscité de vives réactions chez les acteurs municipaux.

L’action municipale d’aujourd’hui est autrement plus complexe, tout comme l’écosystème dans laquelle elle évolue. Non, les municipalités ne négligent ni les nids-de-poule ni les bacs à vidange, mais elles ont élargi leur champ d’action bien au-delà de ce que leurs prédécesseurs avaient dans leur mire. Plus encore que les infrastructures et les services à la propriété, le monde municipal, comme l’a démontré cette semaine notre Conseil de la MRC, place les citoyens au cœur des préoccupations.

Tous les gouvernements qui se sont succédé à Québec depuis les années 1990 visaient à rendre leurs programmes efficaces. Et tous ces gouvernements en sont venus à la même conclusion : ils ont besoin de leurs partenaires municipaux, au cœur de l’action concrète, proches des citoyens et agiles pour atteindre leurs objectifs et changer les choses.

Les municipalités sont des alliées non pas en effectuant le travail à la place du gouvernement (ce qui demeure toujours une crainte des municipalités), mais en utilisant efficacement, avec intelligence, les compétences et les pouvoirs qui leur sont confiés. Pour le bien des collectivités qu’elles desservent.

La culture est une compétence du gouvernement du Québec, mais en adoptant et en révisant régulièrement sa Politique culturelle, notre MRC intègre à son tour le développement culturel aux actions visant à améliorer la qualité de vie sur son territoire. C’est tout aussi vrai de sa Politique de développement social et du plan d’action qui en découlera prochainement.

S’ils assument le leadership qu’on attend d’eux et s’ils s’allient quotidiennement à celles et ceux qui s’activent dans les domaines culturel, social, communautaire, environnemental et économique, nos élus municipaux contribuent à l’amélioration de la qualité de vie. Voilà qui permettra aux individus de participer activement à la vie sociale et de tirer leur juste part de l’enrichissement collectif.

Pour réussir le développement local, c’est-à-dire agir par nous-mêmes chez nous en ayant un impact réel sur notre collectivité, il faut savoir où on va pour éviter les pièges de l’improvisation.

Pas assez concrètes, les politiques adoptées par la MRC? Faux! Ces politiques visent à favoriser la cohérence dans le travail de tous ceux qui cherchent à améliorer les choses dans la région. Cette cohérence est essentielle parce qu’elle permet d’éviter l’éparpillement et le gaspillage des fonds publics. Et ça, c’est très concret.

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