6 mai 2022
Rio Tinto Fer et Titane a produit ses premiers kilos d’oxyde de scandium
Par: Alexandre Brouillard

Frédéric Benoit, chef de service de l’usine de scandium. Photo gracieuseté

L’usine de RTFT où est produit l’oxyde de scandium à Sorel-Tracy. Photo gracieuseté

Inaugurée en juin 2021, la nouvelle usine de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) a produit ses premiers kilogrammes d’oxyde de scandium le 27 avril dernier.

Publicité
Activer le son

À lire aussi: Rio Tinto Fer et Titane vise la carboneutralité d’ici 2050 

Unique en Amérique du Nord, cette usine s’inscrit parmi les nombreux projets environnementaux initiés par RTFT, mais aussi dans la transition énergétique du Québec.

« Le scandium se ramassait dans notre parc à résidus, on a donc trouvé un moyen de l’extraire pour créer un produit de grande valeur, autant pour le côté monétaire que pour la transition énergétique », explique Frédéric Benoit, chef de service de l’usine de scandium.

Ce minerai reconnu comme étant critique et stratégique pour la province est entre autres utilisé pour les alliages dans les secteurs industriels, de l’aéronautique et de l’automobile, ainsi que dans la chaîne de production des batteries pour les véhicules électriques.

Rappelons que le minerai provient de la mine d’ilménite de RTFT au lac Tio à Havre-Saint-Pierre. Il est par la suite concentré au complexe de Sorel-Tracy et transformé en dioxyde de titane, en fonte brute, en acier et en métal de grande qualité.

Déjà bien en place

Dans les derniers mois, l’usine de scandium de RTFT a franchi plusieurs étapes. Depuis janvier 2022, l’usine a été démarrée, le procédé a été rodé et ajusté pour finalement arriver à produire les premiers kilogrammes en avril.

« Il reste à optimiser le processus, augmenter la production et croître pour le futur. Entre le début de la construction de l’usine et la production, ç’a été excessivement vite », indique M. Benoit.

Alors que l’usine commence à peine la production, la multinationale ne cache pas son envie d’augmenter sa capacité de production d’oxyde de scandium qui est pour l’instant de trois tonnes par année.

« La première étape était d’amener l’usine à sa pleine capacité, ce qui n’est pas encore fait. C’est l’objectif des prochains mois. Mais on regarde aussi pour agrandir l’usine parce qu’on sait que notre capacité de production est beaucoup plus grande que trois tonnes par année. L’idée sera donc de produire plus de scandium dans l’avenir », conclut Frédéric Benoit.

image