22 février 2022
Le directeur des Métallos invite à la solidarité des sections locales
Par: Jean-Philippe Morin

Les travailleurs d’ArcelorMittal ont accueilli, sur les lignes de piquetage le 11 février dernier, le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux (en avant à gauche). Photo tirée de Facebook

Dominic Lemieux (à gauche) est originaire de Contrecœur. Photo tirée de Facebook

Le directeur québécois du syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, était de passage aux abords des piquets de grève d’ArcelorMittal à Contrecœur, le vendredi 11 février. Dans une allocution d’une dizaine de minutes, il a invité les différentes sections locales des Métallos à faire des dons aux grévistes d’ArcelorMittal afin de les appuyer dans ce conflit qui dure depuis le 2 février.

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M. Lemieux, lui-même originaire de Contrecœur (il a été à l’école primaire à Contrecœur et à l’école secondaire à Sorel-Tracy), s’est dit fier de voir tous les drapeaux des Métallos lorsqu’il est arrivé sur les lignes de piquetage.

« La seule façon de gagner nos luttes, c’est la solidarité […] de chacun des membres, de chacun d’entre vous. […] Des travailleurs et des travailleuses qui se tiennent ensemble sont capables de faire virer une multinationale comme ArcelorMittal et je suis convaincu qu’on va réussir », a-t-il mentionné sous les applaudissements des employés présents, en énumérant plusieurs conflits gagnés par les Métallos dans les dernières années.

Dominic Lemieux, qui est également vice-président de la FTQ, a du même coup demandé aux différentes sections locales de ce syndicat d’appuyer les travailleurs d’ArcelorMittal à Longueuil et Contrecœur-Est en effectuant des dons récurrents.

« On est 60 000 travailleurs et travailleuses [des Métallos] au Québec. Vous êtes les précurseurs, la gang de l’acier […]. Vous êtes toujours les premiers à aller sur les lignes de piquetage quand il y a des conflits ailleurs au Québec pour supporter ceux qui mènent des luttes. Aujourd’hui, je lance le message à l’ensemble des Métallos du Québec : il faut que l’ascenseur revienne. Le nerf de la guerre, c’est l’argent », a-t-il scandé.

Rappelons que les 800 employés des trois sections locales, qui négocient de façon groupée, ont rejeté, le 7 février dernier, la dernière offre de l’employeur dans des proportions de 99 % (Contrecœur-Est) et 98 % (Longueuil et bureau).

La direction d’ArcelorMittal avait pourtant affirmé, lors du déclenchement de la grève, être confiante d’en arriver à une entente bientôt. Les négociations achoppent présentement au niveau monétaire.

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